Camp de Miellin (Haute-Saône, près de Belfort)

Amicale des anciens réfugiés républicains espagnols au centre d'accueil de Miellin. Réunir, retrouver les anciens républicains espagnols du Camp de Miellin Village du Nord-Est de la Franche-Comté, situé en Haute-Saône

jeudi 5 janvier 2017

Miellin 1939 - Se souvenir, perpétuer la mémoire des anciens du "centre d'accueil" de Miellin

 

stele du camp de miellinPlus de 600 réfugiés républicains espagnols (dont plus de la moitié d'enfants) ont été accueillis, en septembre 1939, au Centre d'accueil de Miellin (en Haute-Saône, à quelques kilomètres de Belfort).

Aujourd'hui, nous, anciens internés de ce centre, ressentons avec force et conviction le devoir d'en perpétuer la mémoire. Nous avons décidé de créer une amicale des anciens républicains espagnols réfugiés de Miellin.

Pourquoi ?
Pour répondre aux questions, interrogations de nos enfants et petits-enfants,
Pour satisfaire aux demandes de nos nombreux amis,
Et surtout pour
honorer la mémoire de nos mères, qui elles aussi, furent "accueillies" à Miellin avec nous.

Toutes personnes, républicains espagnols, réfugiées au "centre d'accueil" de Miellin, ou leurs enfants, parents ou amis sont invitées à se faire connaître à l'adresse stdelys@yahoo.fr
Ces personnes seront contactées par le collectif, afin de se "retrouver", de tisser des liens pour ne pas oublier.
5 janvier 2010

Le Camp de Miellin
Ouverture du camp : en septembre 1939. C'est le 26 août 1939, quelques jours avant la déclaration de la guerre que le Préfet de la Haute-Saône signa un bail de location de 500 frs par mois.
Fermeture du camp : décembre 1941

Le Camp de Miellin est un camp de femmes et d'enfants et de quelques invalides, avec plus de 250 familles, soit environ 600 personnes dont plus de la moitié sont des enfants.

Ce sont les femmes et le peu d'hommes invalides qui ont pourvu à rendre les conditions de vie moins pénibles.

L'ancien tissage Rochet
Le bâtiment, camp, ancien tissage Rochet, est composé, après travaux d'aménagement, de 5 dortoirs, sur des travées de 6 mètres de large sur 37 de long, d'un réfectoire, de locaux annexes et d'une cuisine. Chaque dortoir hébergeait une soixantaine de personnes et disposait d’un poêle à bois. Les bagages étaient placés sous les paillasses. Le bâtiment est recouvert d'une seule toiture de verre.

Les latrines se trouvaient à l’extérieur du bâtiment, les personnes utilisaient l'eau du ruisseau pour se laver.

Les conditions dans le camp
Les personnes internées ont l'interdiction de sortir. Les témoignages des anciens réfugiés confirment, à leur arrivée, de la présence de barbelés et de panneaux interdisant de quitter le camp.

Tous les témoignages d'enfants internés, encore en vie aujourd'hui, font part du grand manque de nourriture. Plusieurs jeunes enfants, passaient les barbelés et quittaient le camp pour chercher à manger, retrouver leur famille d'accueil d'avant le camp (Plancher-Les-Mines par exemple).

L'argent alloué n'allait pas aux familles qui devaient vendre leurs bijoux (alliances,…), leur effet personnel pour se procurer de la nourriture et améliorer le quotidien.

Maladie, hospitalisation et décès durant l'hiver 1939-1940
Les témoignages d'anciens enfants internés font part de plusieurs épidémies : croup (ou laryngo-trachéo-bronchite), angines, gales, bronchites  durant l'hiver 1939-1940. Le Camp a été, ainsi, au moins  endeuillé par la disparition de 3 enfants et un adulte. Près de 100 personnes ont été hospitalisées sur Lure durant cet hiver particulièrement rigoureux.

Absence de scolarisation
Les enfants n'étaient pas scolarisés. Alors que, en février 1939, dès  leur arrivée en Haute-Saône les enfants accueillis dans certains villages du département ont rejoint les bancs des écoles.

Le Camp va se vider progressivement
Les familles vont progressivement quitter le camp, dès que le chef de famille (en général interné dans les camps d'hommes) dispose de l'autorisation pour réunir toute la famille.

Les témoignages des anciens internés permettent de confirmer que les conditions se sont améliorées avec le temps : moins de personnes internées, des repas moins maigres, la possibilité de sortir et d'aider aux champs (les Français étant partis à la guerre), l'échange de services avec la population.

Camp espagnol miellin 007***************************************

Miellin es una aldea situada  en la provincia de la Haute-Saône, al nordeste de Francia, en las montanas de los Vosgos cerca del "Ballón de Alsacia" y de Belfort.
Nuestra actividad relacionada con las familias o amigos de estos refugiados, o sea en la búsqueda de documentos oficiales, nos ha permitido hacer el censo de los refugiados que figuran en la lista más abajo mencionada.

Recuperación de la Memoria Histórica
Nuestra "Agrupación de Refugiados Republicanos Españoles internados en 1939 al "Centro de Miellin", de sus familias y amigos" declarada el 11 de abril 2011 (sin carácter lucrativo), logró obtener el 25 de setiembre 2011, sea 72 años después, el reconocimiento, moral e histórico, de la existencia de nuestro campo de parte de las autoridades francesas que asistieron a la ceremonia organizada por nuestra Agrupación y a la puesta de una lápida a la memoria de más de 600 mujeres, niños y algunos hombres mutilados o ancianos. Todos ellos víctimas de la guerra civil y del franquismo.
Solo siete refugiados, aún en vida, estábamos presentes a esta inauguración.

Rogamos a todos los familiares o amigos de los refugiados que hayan identificado el nombre de alguno de entre ellos, que se pongan en relación por correo electrónico con : nuestra secretaria miellin1939@yahoo.fr y http://miellin1939.canalblog.com, donde podrán consultar nuestras actividades.
Sus informaciones podrían ayudarnos a completar nuestra lista o a modificar la ortografía de ciertos nombres.
Les damos las gracias anticipadas.

Aurélia FREIRE-MOYA - Presidente de l'agrupacion "Amicale Camp de Miellin"

Posté par sylvie2011 à 17:56 - Actualités - Commentaires [0] - Permalien [#]
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