Camp de Miellin (Haute-Saône, près de Belfort)

Amicale des anciens réfugiés républicains espagnols au centre d'accueil de Miellin. Réunir, retrouver les anciens républicains espagnols du Camp de Miellin Village du Nord-Est de la Franche-Comté, situé en Haute-Saône

jeudi 29 décembre 2011

Lure et l’Hôpital des réfugiés

Alain Viguié dans un article de L’Est Républicain, daté du 28 décembre, relaie notre recherche concernant l’Hôpital des Réfugiés de Lure.  L’Amicale remercie le Journaliste du quotidien et espère que des lecteurs se souviendront de cet épisode et l’aideront dans sa recherche

Mémoire : L’Amicale Camp de Miellin recherche des témoignages historiques à propos de l'hôpital de Lure
L’énigme espagnole

UNE SIMPLE mention sur un  acte de décès a suffi à attiser la curiosité. Au cours de leurs recherches, des membres de l'Amicale Camp de Miellin, dédiée aux réfugiés espagnols internés dans ce village de septembre 1939 à décembre 1941, ont été interpellés par l'inscription "hôpital des réfugiés suivie de l'adresse : 28, rue Pasteur à Lure".
"Nous aimerions savoir si tous les réfugiés étaient effectivement soignés dans un hôpital à part  ou s'il y avait d'autres  personnes ? Et pourquoi au 28, rue Pasteur et non à l'hôpital de la ville ? ", questionne Sylvie Delys, secrétaire de l'Amicale, ignorant alors que l'hospice Marie-Richard fut mobilisé par les militaires lors du conflit mondial.
Cette démarche vise également à retrouver des témoignages de personnes ayant fréquenté Lure, voire ce lieu précisément à cette période, "que ce soient des malades ou du personnel soignant".

Créée officiellement en avril dernier, cette structure subit en effet  certains défauts  de sa jeunesse. "On découvre beaucoup d'informations au fur et à mesure, et on aimerait en savoir plus", concède la présidente Aurélia Freire-Moya, à l'initiative de ce devoir de mémoire. Installée dans les Landes, elle ne dispose par ailleurs que de très peu de relais locaux pour étudier cette période de l'histoire luronne. Mais est persuadée que  nombre de personnes ont encore en mémoire de précieux souvenirs : "Cet hiver 1939-1940, il était vraiment terrible, il faisait très froid. Il y a eu beaucoup de maladies au camp".

Un des  témoignages recueillis sur le blog de l'Amicale (*) détaille ces conditions extrêmes. Mona Moya­ Aime a alors dix ans et se souvient être  restée tapie "dans nos couches de paille sous  de maigres couvertures" à Miellin. "Le manque d'hygiène, l'absence d'eau courante, de médicaments et de docteurs permirent à la gale d'infecter chacun de nous et amenèrent les responsables du centre à évacuer vers l'hôpital de Lure grand nombre de malades" continue-t-elle. "L'on murmurait que des enfants étaient décédés".
En compilant des listes de réfugiés, les membres de l'Amicale se sont effectivement aperçus de la décomposition de familles. "Il y a des enfants qu'on ne retrouve pas. Combien et de quoi sont-ils morts ? C'est ce qui nous reste à trouver", ambitionne Aurélia Freire-Moya.
"Pour toutes ces familles qui ont vécu cela...".

Adrien VIGUIÉ
(*) miellin1939.canalblog.com

Le 28, rue Pasteur à Lure de 1939 correspond au 26, bis rue Pasteur d'aujourd'hui

 

 

HOPITAL_DES_REFUGIES_1939_2

Posté par sylvie2011 à 01:53 - Témoignages - Commentaires [0] - Permalien [#]
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