Camp de Miellin (Haute-Saône, près de Belfort)

Amicale des anciens réfugiés républicains espagnols au centre d'accueil de Miellin. Réunir, retrouver les anciens républicains espagnols du Camp de Miellin Village du Nord-Est de la Franche-Comté, situé en Haute-Saône

samedi 4 février 2012

Arrivée des réfugiés républicains espagnols à Vesoul - Echos dans la Presse de 1939 (I)

L'Amicale diffuse des extraits de presse de 1939 relatifs aux Réfugiés espagnols à leur arrivée en Haute-Saône en février 1939 et avant leur internement au Camp de Miellin en septembre 1939. Ces écrits montrent la solidarité, la mobilisation des autorités, de la population de la Haute-Saône et corrobore les souvenirs de nos plus anciens.

Merci à Alain Guillaume de la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'ARrondissement de Lure, la SHAARL, http://www.shaarl.com)qui accompagne l'Amicale dans ses recherches.

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Spectacle de misère à la salle Didon (Presse - 7 février 1939)

Les réfugiés espagnols parviendront-ils à y oublier l'horreur des heures passées ?

On sait que quinze cents réfugiés espagnols, tous originaires de Barcelone et des environs, sont arrivés à Vesoul  vendredi par un train spécial formé à Perpignan. Ce train fut aussitôt coupé et cinq cents des malheureux voyageurs dirigés sur Lure, cependant que les autres descendaient sur le quai militaire.

Le triste convoi était composé de femmes et d'enfants pour la plus grande partie ; de quelques vieillards et de six miliciens qui furent pris en garde spéciale. Le train était convoyé par des gardes mobiles.

A quoi bon s'appesantir sur le lamentable spectacle de ces pauvres gens qui portent toute leur fortune dans de maigres baluchons et qui, pour beaucoup ont laissé en Espagne un être cher en même temps que la douceur du foyer ? Les enfants, surtout, sont évidemment pitoyables. Il en est, de tout petits, qui semblent affamés et que le froid - peut-être aussi la misère - a visiblement affaibli.

Sur le quai, assistaient au débarquement MM. Berther, secrétaire général de la préfecture, représentant M. Jacques-Henry, préfet de la Haute-Saône ; René Veil, maire de Vesoul, Hologne, adjoint au maire de Vesoul ; Doueil, chef de cabinet ; Terrible, inspecteur principal des chemins de fer. La direction du service de police était assurée par  M. le commandant de gendarmerie Ogier ; Ménard, commissaire spécial ; Lhorte, commissaire de police ; Lesigne, capitaine de gendarmerie ; Begey, adjudant-chef.

MM. les Docteurs Picard et Gauthier assuraient la direction du service d'hygiène, en collaboration avec la Croix-Rouge et ses infirmières ; ils ont poursuivi cette tâche avec un total dévouement.

Dès leur descente du train, les réfugiés étaient transportés par des camionnettes automobiles de l'armée à la salle des fêtes de la rue Didon où un repas chaud leur était distribué.

Samedi, 270 des réfugiés partaient pour Gray, 190 pour la colonie de vacances de Maizières. Le reste du contingent demeure cantonné rue Didon jusqu'à nouvel ordre.


Pour les réfugiés espagnols

Deux cents réfugiés Espagnols sont actuellement hébergés à la Colonie sanitaire du Château de Maizières, dont 40 enfants de moins de deux ans. La plupart sont dans le dénuement le plus complet. Les choses les plus urgentes à leur procurer sont : de vieux draps ou torchons pour faire des langes, des toiles cirées ou alèzes même usagées, des effets chauds en laine ou en drap pour bébés, garçonnets et femmes, des chaussures d'enfants de 2 à 15 ans et pour jeune filles et femmes, de la laine et des aiguilles à tricoter, du fil et des aiguilles, du coton à repriser, des serviettes de toilette même usagées, des bas ou chaussettes pour femmes et enfants de tous âges, des chemises pour bébés et tous autres objets de layettes, des journaux, publications, livres en langue espagnole, et tous autres vêtements.

Nous adressons un pressant appel à la population de Vesoul ou des environs pour qu'elle vienne en aide à ces malheureux exilés, chassés de leurs foyers par la plus triste et la plus effroyable guerre. Prière aux personnes généreuses qui répondront à cet appel de déposer leurs dons à l'un des centres de rassemblement suivants : chez M. Roche, Inspecteur d'Académie, rue du Docteur Doillon : M. Nauroy, 14, rue des Boucheries, chez L. Bénnasar, primeurs, rue Paul-Morel, à l'Inspection Académique, rue de la Préfecture et à la Caisse d'Assurances Sociales "Le Travail", 28, Boulevard de Besançon.

Les besoins étant très urgents nous serions reconnaissants aux donateurs d'effectuer leurs dépôts le plus tôt possible.

Posté par sylvie2011 à 20:09 - Presse en 1939 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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