Camp de Miellin (Haute-Saône, près de Belfort)

Amicale des anciens réfugiés républicains espagnols au centre d'accueil de Miellin. Réunir, retrouver les anciens républicains espagnols du Camp de Miellin Village du Nord-Est de la Franche-Comté, situé en Haute-Saône

mardi 15 mai 2012

Préfet de la Haute-Saône et cérémonie à Miellin

Eric Freysselinard, préfet de la Haute-Saône de mai 2010 à mars 2012, rend compte de la cérémonie de Miellin du 25 septembre dernier.
L'information a été publiée dans le Bulletin de liaison de l'Association Française pour la diffusion de l'espagnol N°86 – Janvier 2012 (p. 20-21)

http://freysselinard.pagesperso-orange.fr/AFDE/Bulletins/86%20BULLETIN.pdf

HOMMAGE A MIELLIN - Stèle en mémoire d’un camp de réfugiés espagnols

Adhérent de l’AFDE depuis 1979, vice-président depuis quelques années, je suis aussi depuis un an et demi préfet de la Haute-Saône. C’est à ce titre que j’avais reçu il y a quelques mois une invitation à dévoiler une stèle en mémoire d’un camp de réfugiés espagnols à Miellin, petit village de 86 habitants des Vosges saônoises, à l’est de mon département, près de Belfort.

De septembre 1939 à décembre 1941, six cents femmes et enfants, réfugiés républicains espagnols, après quelques mois d’hébergement en famille, furent regroupés au camp de Miellin en Haute-Saône, dans une ancienne usine de tissage. La plupart de ces familles venaient d’Argelès, le premier camp qui les accueillit, près de la frontière espagnole. Hébergés dans des conditions très dures, dans des dortoirs équipés d’un petit poêle, mal nourris, sans hygiène, avec des latrines, ils souffraient aussi de l’hiver rude des ces régions. Certains ont noué des amitiés avec les villageois, notamment ceux qui les avaient accueillis avant l’ouverture du camp. Plus de soixante-dix ans après les faits, une amicale s’est créée pour garder des liens et ne pas oublier cette période douloureuse.

Dimanche 25 septembre au matin, je me rendis donc dans la montagne, en grand uniforme à la découverte de cette page d’Histoire. Sous un soleil de plomb, plusieurs anciens internés, âgés aujourd’hui de plus de 80 ans, ont raconté leurs mois de souffrance et d’isolement. La plupart ont rejoint ensuite l’Espagne, certains sont partis en Amérique latine, d’autres on fait souche en France.

La participation des autorités publiques, le député UMP Michel Raison, le sénateur socialiste Jean-Pierre Michel, le président du conseil général et sénateur socialiste Yves Krattinger, la vice-présidente du conseil régional, le maire, le préfet enfin, venus prendre la parole et déposer une gerbe devant la stèle, fut d’un grand réconfort pour ces anciens réfugiés afin de mettre un nom et une pierre sur cette souffrance passée.

Et, à la fin de mon discours, je lus le poème d’un réfugié espagnol d’Argelès trouvé sur Internet que toute l’assistance reprit en chœur. Ce fut un dimanche matin empreint d’une grande émotion.

Pour plus d’informations : http://miellin1939.canalblog.com/

Eric FREYSSELINARD


Commentaires

Poster un commentaire