Camp de Miellin (Haute-Saône, près de Belfort)

Amicale des anciens réfugiés républicains espagnols au centre d'accueil de Miellin. Réunir, retrouver les anciens républicains espagnols du Camp de Miellin Village du Nord-Est de la Franche-Comté, situé en Haute-Saône

jeudi 19 novembre 2015

Hommage aux exilés espagnols à Dijon

Article du Bien Public, par Mayalen Gauthier – 14/11/2015

La manifestation « Exils espagnols en Bourgogne » débute ce samedi 14 novembre et propose des rendez-vous jusqu’au dimanche 22.


L’histoire des Espagnols arrivés dans nos contrées après la guerre civile et jusque dans les années soixante est tout à fait méconnue. Cette manifestation tient à leur rendre hommage.

Si elle est portée actuellement par l’Union luso française européenne et Laurence Karoubi, vice-consule d’Espagne à Dijon, tout est parti d’une visite de Laurent Grandguillaume « d’une exposition à Guernica qui mettait à l’honneur une héroïne nommée Elizabeth Eidenbenz », se rappelle Laurence Karoubi. « Je ne la connaissais pas, d’ailleurs personne ne la connaissait. Je me suis alors mise en rapport avec la ville d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales — dont le maire de l’époque, Nicolas Garcia, sera à Dijon demain (ndlr : ce samedi). Lui-même faisait tout pour faire renaître le lieu où cette infirmière héroïque et tout à fait humble avait accueilli pendant quatre cinq ans ces enfants indésirables, essentiellement des réfugiés espagnols, des Juifs et des Tziganes. »

Un pan d’histoire méconnu

Pas question pour autant de faire connaître « cette femme du sud sans parler également de l’existence et du passé espagnol dans notre région », souligne Laurence Karoubi. « Avec un petit groupe, on s’est mis à rechercher tout ce qui pouvait faire un lien avec cette exposition : montrer ce destin extraordinaire, qui n’a été reconnu que très tardivement, et aussi les camps dans notre région». Autant de façon de rappeler le passé espagnol, où « des exilés ont souffert, ont été accueillis ».
Si l’exposition, faite de panneaux, est parfaite pour les élèves, Laurence Karoubi ajoute : « Pour ne pas être trop pédagogique et didactique, nous avons aussi voulu montrer des témoignages, et inviter une compagnie théâtrale qui met en scène les différentes réactions des gens qui ont souffert. »

Au-delà, des rencontres sont proposées au public, des conférences, et la présentation d’un roman inspiré du camp de Miellin, en Haute-Saône. L’occasion unique de découvrir tout un pan de l’histoire espagnole et locale méconnu.

Maison du Portugal, 40, avenue de Stalingrad à Dijon. Tél. 06.89.42.10.47. Entrée libre (sauf spectacle).

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La compagnie Anda Jaleo propose le spectacle Qu’on rouvre les fenêtres. Photo DR

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Posté par sylvie2011 à 22:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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