Amicale Camp de Miellin

Amicale des anciens réfugiés républicains espagnols au "centre d'accueil" de Miellin. Réunir, retrouver les anciens républicains espagnols du Camp de Miellin Village du Nord-Est de la Franche-Comté, situé en Haute-Saône

mercredi 22 février 2012

Hospitalité des habitants d'Héricourt - 4 mars 1939 (Le Socialiste de la Haute-Saône)

Les Espagnols à Héricourt

Pour la deuxième fois, des réfugiés espagnols sont des hôtes.
"Lorsqu'il a été question de leur arrivée, le maire qui ne disposait plus du local utilisé précédemment, a essayé d'en trouver un aitre. Rien de ce dont il disposait ne pouvait être aménagé de façon convenable. Il a alors prévenu M. le Sous-préfet de Lure que la commune consentirait tous les sacrifices pécuniaires qui lui seraient demandés, mais  qu'il se refusait à parquer comme un bétail, n'importe où et n'importe comment, des malheureux qui n'avaient déjà que trop souffert.
Des démarches faites en dehors de lui ont amené l'offre du "Vieux Château", qui présente les garanties d'espace et les possibilités d'aménagement désirable. Le maire a alors accepté de grand cœur l'installation des réfugiés. Un Comité d'accueil, dont on ne saurait trop louer le dévouement et le savoir faire, s'est formé sous la présidence de Mme Désoroux. Grâce à son action conjuguée avec celle de la Municipalité, quarante victimes de la guerre, femmes et enfants de 10 jours à 14 ans, ont été installées dans un local comprenant deux vastes dortoirs, un réfectoire, une petite salle pour les lavages avec eau, gaz, électricité, fourneaux, lits de fer, draps propres et literie chaude.
Les femmes font le repas du matin et du soir avec le lait et les légumes qui leur sont donnés. Le repas substantiel de midi est préparé à la cantine des écoles maternelles et apporté tout chaud par le concierge.
Aucun appel n'a été fait à la population. Mais les enfants des écoles d'Héricourt et de Saint-Valbert ont apporté un camion de linge, vêtements, chaussures, jouets, friandises. De petites sommes d'argent ont été remises au maire ou au Comité d'accueil par des gens quelquefois très pauvres. Pour varier l'ordinaire, l'un offre des lapins, d'autres des desserts. Des dons sont venus même des villages voisins…
Bref, les réfugiés espagnols n'ont pas reçu ici l'aumône qui permet de ne pas mourir de faim, mais l'hospitalité qu'on donne à des amis malheureux, la sympathie dont on entoure ceux qui ont souffert. De retour chez eux, ils pourront dire que la France, et en particulier la petite ville où ils ont été reçus, les ont accueillis fraternellement sans leur demander leur parti ou leur couleur, et que, pour leur faire oublier les jours d'horreur qu'ils ont vécus, des Français, des Héricourtois, de tous les partis et de doutes les situations, ont uni leurs efforts.
Ici, déjà, ils témoignent, comme ils le peuvent, leur satisfaction d'avoir un "chez eux" et leur reconnaissance à ceux qui le leur ont procuré.
Félicitons donc tous ceux et toutes celles qui nous aident à donner un peu de douceur dans l'exil. En particulier, signalons avec reconnaissance le dévouement d'une habitante de Belfort, Mme Jean Dreyfus, espagnole d'origine, qui, spontanément, a offert ses services à la présidente du Comité d'accueil et a apporté, chaque jour, aux réfugiés, en même temps que le réconfort de la présence d'une compatriote, vêtements, denrées alimentaires et gâteries recueillis par elle.

E. GRANDJEAN

Liste des réfugiés républicains espagnols accueillis en 1939 à Héricourt

HERICOURT_L

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jeudi 16 février 2012

Servance accueille les réfugiés - Les Petites Affiches - 17 février 1939

Début février 1939, le petit village de Servance se mobilise pour accueillir 15 réfugiés républicains espagnols, 4 femmes et 11 enfants.

Servance se trouve à 7 kilomètres du Camp de Miellin, qui ouvrira 6 mois plus tard…

 

Les Réfugiés - Pour la deuxième fois, notre localité a reçu de tristes épaves de la guerre civile espagnole, pauvres petits sans papa, mères sans époux, tous dans le plus complet dénouement.

Pour la deuxième fois, on a compris à Servance les devoirs de l'hospitalité, et chacun s'est efforcé, dans la mesure du possible, de contribuer à soulager la grande détresse de ces malheureux : trois familles ont spontanément offert de loger chacune une mère avec ses enfants, tandis que le dernier groupe était logé à la gare. La municipalité, les industriels, les commerçants et les habitants, après avoir paré aux premiers besoins de ces infortunés, continuent à leur apporter vivres, vêtements chauds, chaussures, etc...

C'est non seulement de la charité, mais aussi du patriotisme bien compris, et cela méritait d'être signalé.

Nota. - Les personnes qui désireraient communiquer avec les réfugiés peuvent le faire par le truchement de M. Garcia, qui parle le catalan et leur sert d'interprète.

 

1939 02 17 PA SERVANCE

 

Liste des 15 réfugiés républicains espagnols accueillis à Servance.

SERVANCE liste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi 15 février 2012

Février 1939, les instituteurs et les PTT de la Haute-Saône se mobilisent pour les réfugiés espagnols

Février 1939, les instituteurs et les PTT de la Haute-Saône se mobilisent pour les réfugiés espagnols - (L’Union Démocratique de la Haute-Saône - 10 février 1939)

 
Syndicat des instituteurs
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AIDE AUX REFUFIES ESPAGNOLS

Le Bureau du Syndicat des Instituteurs compte sur le dévouement de tous les instituteurs, dévouement de toutes les institutrices pour recueillir dans leurs communes tous effets usagés (linge, vêtements, ou chaussures) susceptibles d'être immédiatement utilisés pour les réfugiés espagnols.

Adresser tous les envois au Directeur d'école de la ville qui est le plus proche centre d'hébergement des réfugiés.

Le Secrétaire

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SOUTIEN FRATERNEL

DES P.T.T.
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En raison des événements actuels,la Salle des Fêtes, rue Didon étant occupée par des réfugiés espagnols, le concert des P.T.T. aura lieu à la Salle Stella, rue Jules Ferry, et, à l'issue du spectacle, le bal sera donné "Aux vendanges de Bourgogne", Boulevard de Besançon.

Les cartes d'entrée au concert seront Indispensables pour permettre l'entrée au bal.

 

 

1939 02 10 U D instituteurs PTT

 

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mardi 14 février 2012

Appel à la population de la ville de Vesoul (L’Union Démocratique de la Haute-Saône - 10 février 1939)

 

1939 02 10 U D APPEL

 

Pour les réfugiés espagnols


Appel à la population

Au mois d'août 1937, vous aviez bien voulu répondre à  l'appel  qui vous avait été adressé par la Municipalité et le Comité  d'Accueil pour les  réfugiés  espagnols.
Comme vous le  savez,  un  nouveau contingent de  ces malheureux très éprouvé par les rigueurs de la température, est arrivé la semaine dernière dans notre Ville.
A nouveau, nous faisons appel à votre bon cœur sans  distinction de parti et de confession, persuadés qu'une  fois. encore, vous voudrez bien nous aider à assister  ces  malheureux qui nous sont arrivés dans la plus grande détresse  et  qui  sont  tous éprouvés par les souffrances de l'exil.
Les dons en nature seront reçus au Foyer du Soldat et  ceux en argent à la Recette Municipale.

RENE VEIL,
Maire de Vesoul ;
MM. les Adjoints
et Conseillers Municipaux.

M. le Préfet de la Haute-Saône ; MM. les Curés de  Vesoul, M. le Pasteur Protestant,  M. le Président de la  Communauté Israélite, M. le Président du Parti Radical Socialiste, M. le Secrétaire du Parti Socialiste, M. le  Secrétaire du Parti Communiste, M. le Président du Parti Démocrate Populaire, M. le Président de la Loge Maçonnique, M. le Président de la Ligue des Droits de l'Homme ;
M. le Président des Anciens Combattants, M. le Président de l'Association des Mutilés, M. le Président  des  Anciens  Combattants Républicains, M. le Secrétaire de l'Union  des Syndicats Confédérés, M. le Président de l'Union des  Catholiques, Mme la Présidente du Comité de Patronage Laïque, M. le Président de la Croix-Rouge, M. le  Président de la Conférence St Vincent-de-Paul, M. le Président de  l'Union Commerciale et Industrielle, MM. les Vice-présidents du Bureau de Bienfaisance et de la  Caisse d'Epargne.

 

 

 

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samedi 11 février 2012

Le Camp de Miellin sous la Neige - Hiver 2011-2012

Tous les anciens réfugiés espagnols du Camp de Miellin ont en mémoire les "horreurs" de l'hiver 39-40. Les températures étaient glaciales à l'intérieur comme à l'extérieur des bâtiments dont la toiture était une simple verrière.
Maria n'oubliera jamais ce jour d'hiver où elle a retrouvé sa Maman étendue au bord du ruisseau, dans la neige, les cheveux, le visage recouverts de givre...
Merci à Francis et Guy qui viennent nous transmettre ces photos hivernales.

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jeudi 9 février 2012

Agrupación de Refugiados Republicanos Españoles internados en 1939 al "Centro de Miellin"

Miellin es una aldea situada  en la provincia de la Haute-Saône, al nordeste de Francia, en las montanas de los Vosgos cerca del “Ballón de Alsacia".
Nuestra actividad relacionada con las familias o amigos de estos refugiados, o sea en la búsqueda de documentos oficiales, nos ha permitido hacer el censo de los refugiados que figuran en la lista más abajo mencionada.

Recuperación de la Memoria Histórica
Nuestra "Agrupación de Refugiados Republicanos Españoles internados en 1939 al "Centro de Miellin", de sus familias y amigos" declarada el 11 de abril 2011 (sin carácter lucrativo), logró obtener el 25 de setiembre 2011, sea 72 años después, el reconocimiento, moral e histórico, de la existencia de nuestro campo de parte de las autoridades francesas que asistieron a la ceremonia organizada por nuestra Agrupación y a la puesta de una lápida a la memoria de más de 550 mujeres, niños y algunos hombres mutilados o ancianos. Todos ellos víctimas de la guerra civil y del franquismo.
Solo siete refugiados, aún en vida, estábamos presentes a esta inauguración.

Rogamos a todos los familiares o amigos de los refugiados que hayan identificado el nombre de alguno de entre ellos, que se pongan en relación por correo electrónico con : nuestra secretaria miellin1939@yahoo.fr y http://miellin1939.canalblog.com, donde podrán consultar nuestras actividades.
Sus informaciones podrían ayudarnos a completar nuestra lista o a modificar la ortografía de ciertos nombres.
Les damos las gracias anticipadas.

Aurélia FREIRE-MOYA - Presidente de l'agrupacion "Amicale Camp de Miellin"

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lundi 6 février 2012

Himno de Riego - Hymne de Riego

Hymne républicain espagnol
http://www.dailymotion.com/video/xdd2ra_himno-de-riego_news

Himno de Riego Interprété par l'orchestre International de Prague. En Concierto Pilar 2008, 1808-2008 Bicentenario de los Sitios de Zaragoza en el Auditorio de Zaragoza, 13 de octubre de 2008. : http://www.youtube.com/watch?v=JELOzi_vz00

PACO IBÁÑEZ. Palabras para Julia, A galopar y el Himno de Riego. En Cornellá 23-octubre-2010

Himno de riego (melodika jole anonimoa)

Himno de riego interprété por clarinete y contrabajo 76 aniversario republica Valladolid

Hymne de Riego à l'accordéon http://www.youtube.com/watch?v=0zBFzUjW0Go&feature=related

 

 

Les paroles en espagnol
Serenos y alegres
valientes y osados
cantemos soldados
el himno a la lid.
De nuestros acentos
el orbe se admire
y en nosotros mire
los hijos del Cid.
 
Soldados la patria
nos llama a la lid,
juremos por ella
vencer o morir.
 
El mundo vio nunca
más noble osadia,
ni vió nunca un día
más grande el valor,
que aquel que, inflamados,
nos vimos del fuego
excitar a Riego
de Patria el amor.
 
Soldados la patria
nos llama a la lid,
juremos por ella
vencer o morir.
 
La trompa guerrera
sus ecos da al viento,
horror al sediento,
ya ruge el cañon
a Marte, sañudo,
la audacia provoca
y el ingenio invoca
de nuestra nación.
 
Soldados la patria
nos llama a la lid,
juremos por ella
vencer o morir.

 

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dimanche 5 février 2012

Témoignage d'une sœur, fille de réfugiée du Camp de Miellin aux lycéens de Lure

Pour ceux qui souhaitent entendre, lire, découvrir le témoignage de Carmen Gordillo (une de nos amis) - voir notre information du jeudi 2 février dernier

1. Sur Youtube :
1ère partie : http://www.youtube.com/watch?v=7r4QXz175GE
2ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=x46KY3h3B8I&feature=related
3ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=_RFDN2sAWyk&feature=related
4ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=OMRFI7qgGI0&feature=related
5ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=5iKb5eNM2Ow&feature=related
6ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=CAfEUhBa4jc
7ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=B0hi8KV3RgE&feature=related   

 

 

2. Sur le site du Rectorat de Besançon :
Merci à Valérie Poirier, professeur d'espagnol du Lycée de Lure, qui a invité l'Amicale et qui relayé l'information sur le site du Rectorat http://www.ac-besancon.fr/spip.php?article3511&var_recherche=miellin#3511

La guerre civile espagnole racontée aux lycéens

Deux enfants de Républicains espagnols internés au camp de Miellin (Haute-Saône) interviennent au lycée Georges Colomb de Lure

Rendre plus concrète cette guerre étudiée en première

Le 31 janvier, Carmen Gordillo et son frère André Ruiz, ont rencontré des lycéens de seconde et de première, afin de leur raconter l’histoire de leurs parents, tous deux Républicains espagnols, qui durent quitter précipitamment l’Espagne où la victoire des troupes du Général Franco contre la République était imminente.

Les élèves ont écouté avec attention et intérêt Carmen et André évoquer le destin de leurs parents qui, avec leur petit garçon âgé d’un an à peine, arrivèrent en France par la petite commune du Perthus, au cours du cruel hiver 39, tout comme le firent 500 000 autres Espagnols.
Devant un tel afflux d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards, les autorités françaises de l’époque construisirent à la hâte des camps sur les plages du Roussillon. Les réfugiés y luttèrent contre le froid, le manque d’hygiène, la faim et la dysenterie qui coûta la vie à près de 15 000 personnes.

Par la suite, les parents de Carmen et d’André furent séparés puis, grâce à la Croix Rouge, se retrouvèrent à Miellin, village situé à 30 km environ de Lure, où un camp d’internement avait été ouvert.
Les lycéens ont posé de nombreuses questions à Carmen et à André au sujet de ce camp, dont ils ignoraient l’existence.
Cette rencontre leur a permis de réfléchir à la manière dont se transmettent les événements historiques à travers les générations. 

 

3. Sur le site du Lycée Georges Colomb

La conférence en vidéo, la conférence en photo, le lien vers la page wikipedia relative à la guerre d'espagne, les retombées presse.

http://missiontice.ac-besancon.fr/lycee-georges-colomb/international/miellin/index.htm

Le 31 Janvier 2012, Mme Carmen Gordillo et son frère, M. André Ruiz, sont venus rencontrer des lycéens de 2nde et de 1ère afin de leur parler de leur histoire familiale : leurs parents était des Républicains espagnols.
Le 18 Juillet 1936, des généraux, hostiles à la IIème République qui avait été élue démocratiquement le 14 Avril 1931, organisèrent un soulèvement. C'était le 18 Juillet 1936.
Pour l'Espagne, ce fut le début d'une lutte fratricide qui allait durer pendant presque 3 ans.
Les parents de Carmen et d'André étaient des Républicains ; ils vivaient près de Lérida, en Catalogne. Ils furent dénoncés aux autorités franquistes par une tante et durent fuir précipitamment leur pays avec leur petit garçon âgé d'un an et demi à peine.
Comme près de 500.000 autres Espagnols le firent durant le cruel hiver 39, les parents de Carmen et d'André gagnèrent la France en traversant le village du Perthus.
Devant une telle marée humaine, les autorités françaises de l'époque construisirent à la hâte des camps d'internement sur les plages du Roussillon ; les parents de Carmen et d'André furent, eux, envoyés au camp d'Argelès puis furent séparés.
La Croix-Rouge leur permit de se retrouver dans le Camp de Miellin, commune située à 30 km de Lure.

 

4. Dans l'édition du Pays du 5 février 2012

http://www.lepays.fr/haute-saone/2012/02/04/la-vie-des-refugies-espagnols-de-miellin-racontee-aux-lyceens

Lure La vie des réfugiés espagnols de Miellin racontée aux lycéens

le 05/02/2012 à 05:00 par Gérard Faivre

Carmen Gordillo, au centre entourée de son frère, à g, de Valèrie Poirier, professeur à d a beaucoup intéressé les élèves dont Camille Viney et Juliette Marsot.  Photo Gerard Faivre

carmen-gordillo-au-centre-entouree-de-son-frere-a-g-de-valerie-poirier-professeur-a-d-a-beaucoupCarmen Gordillo, fille de réfugiés républicains espagnols, membre de l’Amicale du camp de Miellin, a conté aux élèves du lycée Colomb à Lure, l’histoire de sa famille qui s’est déroulée en partie dans ce camp.

Professeur d’espagnol au Colomb, Valérie Poirier a su convaincre Carmen Gordillo, de raconter l’histoire de sa famille à des élèves de seconde et première, très motivés, à l’image de Camille Viney et Juliette Marsot qui préparent leurs travaux pratiques encadrés pour le bac qui s’annonce.

En des mots très simples mais émouvants, sans s’entourer de précautions inutiles, sans travestir la vérité, la conférencière a captivé son auditoire et a volontiers répondu à nombre d’interrogations qui trottaient dans les têtes des élèves.

« Y avait-il des barbelés ? », a demandé l’un d’entre eux. « Oui », a répondu l’intervenante. « Pouvait-on sortir ? » se demandait un autre. Réponse : « Non ». Et les élèves d’enchaîner : « Les habitants venaient-ils voir les prisonniers ? » Quelques-uns seulement ont-ils appris. « Avez-vous revu la tante qui a dénoncé votre père en Espagne ? » lançait un lycéen. « Non ». Ou encore : « Avez-vous encore de la famille là-bas ? » « Oui sans doute ».

Les lycéens ont ainsi pu se faire une idée de la vie à Miellin, village haut-saônois près de Servance, qui, à l’instar de nombreux autres lieux français en 1939 est devenu « centre d’accueil des réfugiés espagnols », un qualificatif bien pudique au regard de ce que ces déracinés ont subi. 600 républicains espagnols, femmes, enfants et vieillards y ont séjourné dans des conditions atroces de septembre 1939 à décembre 1941. Une stèle inaugurée le 25 septembre 2011 a rappelé ce passé douloureux.

Guerre civile

De juillet 1936 à avril 1939, nationalistes et républicains espagnols s’affrontent. Élus démocratiquement, les républicains doivent faire face à un soulèvement militaire et civil préparé par les nationalistes qui finalement sont vainqueurs et portent au pouvoir un dictateur, Franco. L’exil est alors de plus en plus choisi par les Ibères qui fuient les affrontements. En 1939 tout s’accélère avec la défaite des républicains. 500 000 franchissent les Pyrénées et sont dispersés dans le Sud ouest, le Massif central et à Marseille notamment. Débordé par un tel afflux, le gouvernement français crée des camps dépourvus de tout et il sépare les familles, les hommes qui peuvent travailler dans un endroit et les « inactifs », femmes, enfants et vieillards dans un autre.

Après un accueil dans certaines familles, les réfugiés espagnols sont vite regroupés dans des camps entourés de barbelés, dépourvus de sanitaires, de couchage et de nourriture décents.

C’était la vie de la maman de Carmen Gordillo qui a, pour la première fois, témoigné des heures douloureuses vécues par sa mère et par son frère aîné à Miellin.

le 05/02/2012 à 05:00 par Gérard Faivre

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samedi 4 février 2012

Arrivée des réfugiés républicains espagnols à Vesoul - Echos dans la Presse de 1939 (I)

L'Amicale diffuse des extraits de presse de 1939 relatifs aux Réfugiés espagnols à leur arrivée en Haute-Saône en février 1939 et avant leur internement au Camp de Miellin en septembre 1939. Ces écrits montrent la solidarité, la mobilisation des autorités, de la population de la Haute-Saône et corrobore les souvenirs de nos plus anciens.

Merci à Alain Guillaume de la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'ARrondissement de Lure, la SHAARL, http://www.shaarl.com)qui accompagne l'Amicale dans ses recherches.

1939_02_07vesoul001

 

 

Spectacle de misère à la salle Didon (Presse - 7 février 1939)

Les réfugiés espagnols parviendront-ils à y oublier l'horreur des heures passées ?

On sait que quinze cents réfugiés espagnols, tous originaires de Barcelone et des environs, sont arrivés à Vesoul  vendredi par un train spécial formé à Perpignan. Ce train fut aussitôt coupé et cinq cents des malheureux voyageurs dirigés sur Lure, cependant que les autres descendaient sur le quai militaire.

Le triste convoi était composé de femmes et d'enfants pour la plus grande partie ; de quelques vieillards et de six miliciens qui furent pris en garde spéciale. Le train était convoyé par des gardes mobiles.

A quoi bon s'appesantir sur le lamentable spectacle de ces pauvres gens qui portent toute leur fortune dans de maigres baluchons et qui, pour beaucoup ont laissé en Espagne un être cher en même temps que la douceur du foyer ? Les enfants, surtout, sont évidemment pitoyables. Il en est, de tout petits, qui semblent affamés et que le froid - peut-être aussi la misère - a visiblement affaibli.

Sur le quai, assistaient au débarquement MM. Berther, secrétaire général de la préfecture, représentant M. Jacques-Henry, préfet de la Haute-Saône ; René Veil, maire de Vesoul, Hologne, adjoint au maire de Vesoul ; Doueil, chef de cabinet ; Terrible, inspecteur principal des chemins de fer. La direction du service de police était assurée par  M. le commandant de gendarmerie Ogier ; Ménard, commissaire spécial ; Lhorte, commissaire de police ; Lesigne, capitaine de gendarmerie ; Begey, adjudant-chef.

MM. les Docteurs Picard et Gauthier assuraient la direction du service d'hygiène, en collaboration avec la Croix-Rouge et ses infirmières ; ils ont poursuivi cette tâche avec un total dévouement.

Dès leur descente du train, les réfugiés étaient transportés par des camionnettes automobiles de l'armée à la salle des fêtes de la rue Didon où un repas chaud leur était distribué.

Samedi, 270 des réfugiés partaient pour Gray, 190 pour la colonie de vacances de Maizières. Le reste du contingent demeure cantonné rue Didon jusqu'à nouvel ordre.


Pour les réfugiés espagnols

Deux cents réfugiés Espagnols sont actuellement hébergés à la Colonie sanitaire du Château de Maizières, dont 40 enfants de moins de deux ans. La plupart sont dans le dénuement le plus complet. Les choses les plus urgentes à leur procurer sont : de vieux draps ou torchons pour faire des langes, des toiles cirées ou alèzes même usagées, des effets chauds en laine ou en drap pour bébés, garçonnets et femmes, des chaussures d'enfants de 2 à 15 ans et pour jeune filles et femmes, de la laine et des aiguilles à tricoter, du fil et des aiguilles, du coton à repriser, des serviettes de toilette même usagées, des bas ou chaussettes pour femmes et enfants de tous âges, des chemises pour bébés et tous autres objets de layettes, des journaux, publications, livres en langue espagnole, et tous autres vêtements.

Nous adressons un pressant appel à la population de Vesoul ou des environs pour qu'elle vienne en aide à ces malheureux exilés, chassés de leurs foyers par la plus triste et la plus effroyable guerre. Prière aux personnes généreuses qui répondront à cet appel de déposer leurs dons à l'un des centres de rassemblement suivants : chez M. Roche, Inspecteur d'Académie, rue du Docteur Doillon : M. Nauroy, 14, rue des Boucheries, chez L. Bénnasar, primeurs, rue Paul-Morel, à l'Inspection Académique, rue de la Préfecture et à la Caisse d'Assurances Sociales "Le Travail", 28, Boulevard de Besançon.

Les besoins étant très urgents nous serions reconnaissants aux donateurs d'effectuer leurs dépôts le plus tôt possible.

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vendredi 3 février 2012

Plancher-Bas et les réfugiés espagnols

La Mairie de Plancher-Bas consacre dans son bulletin municipal 2012 un article relatif au Camp de réfugiés espagnols de Miellin.
Quelques lignes sur le camp, sur notre Présidente, Aurélia FREIRE-MOYA, sur la Famille RUIZ. Et aussi la liste  (et la photo) des écoliers de Plancher-Bas au premier semestre 1939.
Merci pour ce devoir de mémoire.

Monsieur le Maire de Plancher-Bas, Roland Germain écrit : "Longue vie à l'association du Camp de Miellin et je veux dire à Aurélia qu'elle sera toujours, elle et ses descendants, la bienvenue à Plancher-Bas".

Lien vers le bulletin : http://www.mairie-plancher-bas.fr/images/stories/bm2012.pdf

2012_PLANCHERBAS_2

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jeudi 2 février 2012

Témoignage au lycée Colomb de Lure sur l'histoire des réfugiés espagnols

Carmen GORDILLO-RUIZ relate sa rencontre avec les lycéens de Lure

"Le lycée Colomb de Lure et sa dynamique professeur d'espagnol Valérie Poirier ont organisé une conférence sur la guerre d'Espagne, dans l'amphithéâtre du lycée avec trois classes, des secondes et des premières.

Avec mon frère André, nous avons retracé l'exode massif des républicains espagnols, l'accueil des autorités françaises, l'internement dans les camps, les difficiles conditions de vie et l'engagement de ces réfugiés pendant la guerre 39/45.

Puis nous avons raconté l'histoire de notre famille, sa fuite et son exil le camp de Ste-Cyprien pour notre père et le camp de Miellin pour notre mère et notre frère aîné.

Les lycéens se sont montrés très curieux de cette période qu'ils ignoraient par les nombreuses questions qu'ils nous ont posées. Camille Vinet et Julie Marsot élèves de première ont choisi de préparer un mémoire ayant pour titre "La retirada page oubliée de notre histoire".

Photos
Je tiens un livre dans les mains intitulé "guerre et révolution en Espagne" de Georges Soria, je montre une photo de Robert Capa des réfugiés de Ste-Cyprien où était mon père et sur l'autre page un détachement de volontaires espagnols dans les FFI avec la bannière tricolore républicaine et la copie d'une citation à l'ordre de la région au nom de la région D (Bourgogne Franche-Comté pour Pierre De Castro le 08/11/1945)
."

 CARMEN_AMPHI

Tous nos remerciements pour cette invitation et cet accueil chaleureux au proviseur, à la sympathique proviseur adjoint et au professeur d'espagnol à la retraite qui était présent, ainsi qu'au professeur d'économie... et bien évidemment à Valérie Poirier, professeur d'espagnol qui accompagne l'Amicale depuis quelques mois.

 Entretenir le souvenir - L'Est Républicain - Jeudi 02/02/2012

BON, D'ACCORD, leur professeur d'espagnol Valérie Poirier les a quelque peu orientées... Mais dès lors qu'elles se sont intéressées à la Retirada, l'exode des réfugiés espagnols pendant la guerre civile, Camille Viney et Julie Marsot se sont passionnées pour ce sujet.
Les deux élèves de 1ère du lycée Georges-Colomb à Lure ont logiquement été les plus curieuses lors de la rencontre organisée, mardi après-midi, dans leur établissement, avec Car men Gordillo-Ruiz, fille et sœur de réfugiés espagnols du camp de Miellin (*). Cette rencontre dépassait cependant le seul cadre de leurs travaux personnels encadrés (TPE) puisque quatre classes écoutaient l'histoire de leur hôte du jour. "C'est important parce que peu de personnes connaissent cette partie de l'histoire espagnole", observe Valérie Poirier, qui cite notamment la simple existence du camp d'accueil de Miellin.
Hochements de tête à ses côtés. Camille Viney et Julie Marsot ont constaté cette relative confidence au niveau de l'histoire locale. Alors, afin de parfaire leur étude, elles ont cherché à recueillir des témoignages sur place, comme celui d'un descendant d'une habitante du village qui confectionnait des robes pour les réfugiés. Leurs recherches les ont aussi évidemment conduites à la mairie de la commune.
Autant de matières qu'elles cherchent désormais à mettre le mieux en valeur en espérant contribuer au devoir de mémoire... et surtout décrocher une bonne note pour le bac.

Adrien VIGUIÉ (*) L'amicale dispose d'un site internet : http://miellin1939.canalblog.com

Camille Viney et Julie Marsot encadrent Carmen Gordillo, venue témoigner au lycée, à l'Invitation de Valérie Poirier.

CARMEN_ANDRE_A_LURE

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mardi 24 janvier 2012

Réfugiés espagnols dans le Doubs

Les grands parents de Françoise Robardet ont accueilli, en 1939 alors qu'ils habitaient le village d'Etupes (Doubs), une petite fille espagnole, Rosario (10 ans - née en 1939 ?) durant plusieurs mois, voire peut être une année. Le Grand-père de Françoise, François Robardet, était instituteur.

De cette époque, il reste plusieurs photos de famille, où se trouve une petite fille d'environ 10 ans, qui sourit au milieu de la famille, la petite espagnole. A sa droite se trouve l'oncle de Françoise. (On y voit aussi son arrière grand mère et ses grands parents).

Françoise Robardet a pris contact avec l'Amicale, à la recherche d'une association similaire dans le Doubs, avec l'espoir de retrouver, d'entrer en contact avec Rosario, "la petite espagnole"…

Si vous aussi vous connaissez des anciens réfugiés espagnols du Doubs, des familles d'accueil, merci de le faire savoir à l'Amicale. Nous transmettrons les informations à Françoise.

Grd_Combe_Rosario_et_famille_Robardet_Garessus_Mai_1938

Rosario_et_Raymond_Robardet

Rosario_Fran__ois__Jeanne_et_Raymond_Robardet_Eglantine_Planson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A titre d'information, le site http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/la-saline-royale-darc-et-senans-un-camp.html mentionne que "Entre février et octobre 1939 la Saline Royale d'Arc-et-Senans est utilisée comme centre départemental d'hébergement des réfugiés espagnols".

 

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vendredi 13 janvier 2012

L'Amicale Camp de Miellin en deuil

Tomasa Arruga Seron,  ma tante et notre doyenne est décédée à St Nauphary (Tarn et Garonne) le 5 janvier 2012 à l'âge de 96 ans.

Tomasa est née à Velilla de Ebro (Zaragoza) le 5 octobre 1915. Elle travailla comme domestique dans des familles bourgeoises de Saragosse et Barcelone quand survint la guerre civile.

Fille ainée de sa famille, elle protégea jalousement ses jeunes frères et sœurs au cours de la Retirada, à Gray et à Miellin ; et aussi ses cousins Laborda et Seron.

Avec rien, elle réussissait à élaborer de maigres repas !!! Pour toute la famille ce fut une deuxième maman.

Tomasa épousa un réfugié républicain de son village : Dionisio Seron. Ils devinrent métayers dans une ferme du Tarn et Garonne où une dure vie de labeur les attendait. Cependant, loin de sa famille installée dans le Val-de-Loire, ce deuxième exil intérieur lui fut difficile à vivre.

Tomasa et Dionisio eurent deux enfants, Paulino et Violeta qui nous accompagnèrent à Miellin lors de l'inauguration de la stèle, le 25 septembre dernier. C'est à eux que l'Amicale a remis la médaille de la république espagnole en son honneur.
 
C'est avec cette médaille autour du cou qu'elle nous a quittés  !!!

A ma Chère Tante, à mes Chers Cousins.

Delio
Trésorier de l'Amicale Camp de Miellin

 TOMASA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tomasa au Camp de Miellin, entourée de son frère José, de Carmen (sa soeur), de Placida Continente et de Rosa (sa soeur).

FAMILLE_ARRUGA

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mardi 3 janvier 2012

Rosa Leon chante Ay Carmela


¿Quén se acordaba de tí
en la batalla del Ebro?
¿Quién serías tú, Carmela,
cantada en la voz del pueblo?
¿Qué miliciano te amó
y fue dueño de tu cuerpo?
¿Quén se acordaba de tí
en la batalla del Ebro?
Ay Carmela, ay Carmela...

¿Dónde has estado, Carmela,
oculta todo este tiempo?
¿Por qué se calló tu nombre
y se enterró tu recuerdo?
¿Qué ha sido de ti, Carmela,
en medio de este silencio?
¿Dónde has estado, Carmela,
oculta todo este tiempo?
Ay Carmela, ay Carmela...

¿Estás viva todavía
o te has muerto en el destierro?
¿Pudiste escapar entonces
o te quedaste aquí dentro?
Preguntas y más preguntas
que se va llevando el viento;
el mismo viento que entonces
desordenaba tu pelo.
Ay Carmela, ay Carmela...

¡Ay Carmela, la de España!.
¡Ay Carmela, la del Ebro!
Tu delito fue soñar
y despertar de aquel sueño.
Pero tu nombre ha quedado
en la canción de tu pueblo.
¡Ay Carmela, la de España!.
¡Ay Carmela, la del Ebro!
Ay Carmela, ay Carmela...

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dimanche 1 janvier 2012

Belle et Heureuse année 2012

Le Bureau de l’Amicale Camp de Miellin
présente à tous ses amis, souscripteurs et sympathisants,
ses meilleurs vœux pour la Nouvelle Année 2012.
Joie, bonheur, paix et prospérité à toutes et à tous.

L’année 2011, année de création de l’Amicale,
a vu la reconnaissance de l’existence du Camp de Miellin
qui s’est concrétisée par la stèle du souvenir
en hommage aux centaines de réfugiés républicains espagnols internés à Miellin.
Pour ne pas oublier...

Aurélia, Ramon, Sylvie, Cinta et Delio

 

VOEUX_2012


Visiteurs du blog, n'hésitez pas à vous faire connaître et à contacter l'Amicale miellin1939@yahoo.fr

 

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jeudi 29 décembre 2011

Lure et l’Hôpital des réfugiés

Alain Viguié dans un article de L’Est Républicain, daté du 28 décembre, relaie notre recherche concernant l’Hôpital des Réfugiés de Lure.  L’Amicale remercie le Journaliste du quotidien et espère que des lecteurs se souviendront de cet épisode et l’aideront dans sa recherche

Mémoire : L’Amicale Camp de Miellin recherche des témoignages historiques à propos de l'hôpital de Lure
L’énigme espagnole

UNE SIMPLE mention sur un  acte de décès a suffi à attiser la curiosité. Au cours de leurs recherches, des membres de l'Amicale Camp de Miellin, dédiée aux réfugiés espagnols internés dans ce village de septembre 1939 à décembre 1941, ont été interpellés par l'inscription "hôpital des réfugiés suivie de l'adresse : 28, rue Pasteur à Lure".
"Nous aimerions savoir si tous les réfugiés étaient effectivement soignés dans un hôpital à part  ou s'il y avait d'autres  personnes ? Et pourquoi au 28, rue Pasteur et non à l'hôpital de la ville ? ", questionne Sylvie Delys, secrétaire de l'Amicale, ignorant alors que l'hospice Marie-Richard fut mobilisé par les militaires lors du conflit mondial.
Cette démarche vise également à retrouver des témoignages de personnes ayant fréquenté Lure, voire ce lieu précisément à cette période, "que ce soient des malades ou du personnel soignant".

Créée officiellement en avril dernier, cette structure subit en effet  certains défauts  de sa jeunesse. "On découvre beaucoup d'informations au fur et à mesure, et on aimerait en savoir plus", concède la présidente Aurélia Freire-Moya, à l'initiative de ce devoir de mémoire. Installée dans les Landes, elle ne dispose par ailleurs que de très peu de relais locaux pour étudier cette période de l'histoire luronne. Mais est persuadée que  nombre de personnes ont encore en mémoire de précieux souvenirs : "Cet hiver 1939-1940, il était vraiment terrible, il faisait très froid. Il y a eu beaucoup de maladies au camp".

Un des  témoignages recueillis sur le blog de l'Amicale (*) détaille ces conditions extrêmes. Mona Moya­ Aime a alors dix ans et se souvient être  restée tapie "dans nos couches de paille sous  de maigres couvertures" à Miellin. "Le manque d'hygiène, l'absence d'eau courante, de médicaments et de docteurs permirent à la gale d'infecter chacun de nous et amenèrent les responsables du centre à évacuer vers l'hôpital de Lure grand nombre de malades" continue-t-elle. "L'on murmurait que des enfants étaient décédés".
En compilant des listes de réfugiés, les membres de l'Amicale se sont effectivement aperçus de la décomposition de familles. "Il y a des enfants qu'on ne retrouve pas. Combien et de quoi sont-ils morts ? C'est ce qui nous reste à trouver", ambitionne Aurélia Freire-Moya.
"Pour toutes ces familles qui ont vécu cela...".

Adrien VIGUIÉ
(*) miellin1939.canalblog.com

Le 28, rue Pasteur à Lure, aujourd'hui

HOPITAL_DES_REFUGIES_1939

HOPITAL_DES_REFUGIES_1939_2

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lundi 19 décembre 2011

Lure - Hôpital de Lure - Hôpital des réfugiés (1939)

L'Amicale Camp de Miellin recherche des photographies anciennes, des cartes postales relatives à l'Hôpital de Lure, ainsi que de l'"Hôpital des Réfugiés (28 rue Pasteur)". C'est le libellé et l'adresse de ce dernier établissement qui figurent sur les actes de décès datant de novembre 1939.
Plusieurs réfugiés du Camp de Miellin, essentiellement des enfants, ont été hospitalisés à Lure pendant l'hiver 1939.
L'Amicale est intéressée par toutes informations sur l'hôpital des réfugiés.
Par avance merci.

L'hôpital de Lure (1920-1930)
HOPITAL_DE_LURE_1920_1930

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Poème de Ramon Safon (interné à l'âge de 10 ans au Camp de Miellin) - Arrels de soca i mar

ARRELS DE SOCA I MAR - RACINES DE SOUCHE  ET MER

à Olga SERRATE,
la neva companya.

Ningù més fora del crit esqueixat de la joia d'ésser
espai clar. Eixit de tota veu de font llunyana aquest lloc és
tan nostre com la sàvia que l'envolta, encara que del seu cos
s'escorrin el seny segur  de la mar i la conducta queixosa de la
nit. També hi ha, encenent la seva mel histèrica per fondre
els passos esclaus dels rius, el vent fins a les onades mortes.
I molts altres cops contra la foscor, d'alè mouen la vida.

Aixi

anem estenent hàlits de ressaca, urpats de rel en creu, pels estols
de pedres ferides. Anem, xacra en dins, sense refiarse de la
inftexio explosiva d'aquest continent fluvial que panteixa de
roca en proa, acefàlic com un cel d'aigûes estancades. Gairebé
iniciem la boira per on cau tot l'horitzo eruptiu que ja empre­
nem, mal el jorn. Hem de referir-nos al recurs del cos, riera
mal apagada de la sang; hem de néixer encara estridents de
terra amb un gruix d'estel que ens faci foc. Hem de viure molt
més enllà de la passio dels penyals arrencant la olor dels brots
rebutjats per la optica opulenta del mon.

Guaita com per avall de tot cinyell desenfoca la blavor
ubérrima de la veu. Excepcio feta del decreixement incisiu de la
costa al ixent,res més ens porta foc amunt.


Racine de souche et de mer
à Olga SERRATE, ma compagne.

Jamais plus personne hors du cri rompu à
la joie d'être souche claire. De toute voix d'aube
lointaine, cette terre est aussi nôtre que la sève
qui l'emprunte encore que de ses pores
s'écoulent la franche raison de la mer et la conduite obtuse
de la nuit. Ainsi du vent jusqu'aux vagues mortes
brisant son miel hystérique pour y fondre le pas
esclave des fleuves. Et beaucoup d'autres élans
encore contre 1'ombre meuvent la vie. De même
l'haleine des ressacs grugée d'écueils en entraille
par les étais des galets blessés. Aussi nous voilà,
lèpre au cœur, sans voir l'inflexion explosive de
ce continent fluvial qui halète de roche en proue,
acéphale comme un ciel d'eau dolente. Et à peine
initie-t-on la brume du  côté  où  tombe tout
horizon éruptif que déjà s'évase à nos pieds
le jour incompris. Seul notre corps, ressource de
lave, se réfère aux clauses de la vie, torrent mal
éteint du sel. On se doit alors de naître bien plus
strident de grève que  jamais sur des carnes
d'étoiles pour qu'elles reprennent nos souffles et
les fassent vivre. On se doit d'accoster bien au-
delà des appels, arrachant l'odeur des bourgeons
que l'optique du monde rejette.
Regarde d'en dessous les étaux, la bleuité
impeccable des sarnes, et vois comme déferlent
sur des races de treuils les pentes des émaux.
Exception faite de la décroissance incisive du
littoral au levant, rien d'autre ne nous menace
face au soleil.

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jeudi 15 décembre 2011

Redis nous-nous la terre - Vuélvenos a decir la tierra - Poème de Ramon Safon - Jose San Martin (graveur) - Azul Edition

Redis-nous la terre

Qu'importe l'aire des tisons dans la
paume de nos mains
redis-nous la terre
redis-nous la sève
la franche braise des sols où s'exercent
les blés qui séparent les alizés des
vents mauvais

 redis-nous l'ampleur impérissable des
fleurs
clame fort l'été pour charger d'âme
nos pays d'accueil où personne ne
souffrira plus la dérive de la haine

 maudis alors le sable qui sape nos pas
la roche interlope dont le cœur n'a de
cesse que de promouvoir la pierre des
prisons
les temps assassins

 presse le rire des semailles
à venir boire au goulot nos émois
pour renier à jamais le ciel endolori
des mortes saisons

et pour cela vomis à la bouche des guerres
balayant à la porte
des tranchées meurtrières
motte à motte mot à mot
la mort
des frustres
tes pareils

offre donc tes œuvres au jour naissant
pour que rien n'indiffère
tendu de chair vive
comme la veine des sillons
la vie de nos frères
ceux dont le souffle s'épuise
ceux dont la joie demeure

n'en dis pas davantage
pas mieux que la force de vivre
pas plus que la foi d'être
jusqu'au transfert des cendres et des
lieux pavés de honte

la lave des déroutes
l'anthracite de l'exil
les terrils du sort

dans cette vaste frondaison d'adobe
chaulé que nous avons crochetée à la
face de l'univers

redis-nous la terre uniquement masse
d'endurance et volume d'amour non
faite que de poussière ouvrant grand
les bras pour croiser nos pensées



Vuélvenos a decir ta tierra

Que màs da el solar de la ceniza
en la palma de las manos
vuélvenos a decir la tierra
y su canto de brasas
con el cual resisten los trigales
que saben separar vientos y mares

vuélvenos a decir la anchura
perenne de las flores
prendida en el regazo
ardiente de las madres

aclama fuerte el pais sin desliz
donde nadie sufrirà ya
el rumba destrozador del odio
como el que mueve hoy el munda
al paso exterminador de la guerra

mâs que maldecir el destino
hay que empenarse en promover
los tiempos que despliegan
el corazon del ser humano
horno de pan blanco
y soplo de encanto

hay que reventar con los dientes
la roca interlope que llevamos
en la boca
hasta reducirla a granos de arena

asi de pequena quedarà la ruindad
con la que encubrimos rejas y torturas
tormentos y garrotes

vuélvenos a nombrar la tierra
ofreciéndonos al fin
el nacer exacto del reir
para matar
lo doloroso
que nos trae el miedo
de vivir
con los rechazos
de los impulsos ajenos



reduzcamos todo aquello que agota el ser
y despeguemos la fe
de todo lo que nos queda de infelicidad

ni mucho màs ni mucho menos
con el ahinco amplio
y generoso de la existencia
emprendamos contra la tozudez
de la lava y del lodo
de las derrotas y de los exilios
por esa muerte lenta
que es el sufrir
la frondocidad del adobe
encalando los tintes y los ensuenos
de nuestro tremendo amor

no solo hecha de polvo   
pero también de masa curtida
entrecruzada
de senderos e ideales vuélvenos a llamar la tierra 

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mercredi 14 décembre 2011

Témoignages d'enfants de la guerre d'Espagne - Aurélia Moya-Freire et Raquel Thiercelin-Mejias

Enfance Violence Exil (EVE) publie le témoignage de deux anciennes réfugiées républicaines espagnoles.
Celui de la présidente de l'Amicale Camp de Miellin : Aurélia Moya-Freire
http://cms.enfance-violence-exil.net/index.php/eve/swf/it/13/905

EVE_AURELIA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et celui de Raquel Thiercelin-Mejias :
http://cms.enfance-violence-exil.net/index.php/eve/swf/it/13/906

EVE_RAQUEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur : Guy Baudon, Rose Duroux, Luca Gaboardi

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