mercredi 22 février 2012
Hospitalité des habitants d'Héricourt - 4 mars 1939 (Le Socialiste de la Haute-Saône)
Les Espagnols à Héricourt
Pour la deuxième fois, des réfugiés espagnols sont des hôtes.
"Lorsqu'il a été question de leur arrivée, le maire qui ne disposait plus du local utilisé précédemment, a essayé d'en trouver un aitre. Rien de ce dont il disposait ne pouvait être aménagé de façon convenable. Il a alors prévenu M. le Sous-préfet de Lure que la commune consentirait tous les sacrifices pécuniaires qui lui seraient demandés, mais qu'il se refusait à parquer comme un bétail, n'importe où et n'importe comment, des malheureux qui n'avaient déjà que trop souffert.
Des démarches faites en dehors de lui ont amené l'offre du "Vieux Château", qui présente les garanties d'espace et les possibilités d'aménagement désirable. Le maire a alors accepté de grand cœur l'installation des réfugiés. Un Comité d'accueil, dont on ne saurait trop louer le dévouement et le savoir faire, s'est formé sous la présidence de Mme Désoroux. Grâce à son action conjuguée avec celle de la Municipalité, quarante victimes de la guerre, femmes et enfants de 10 jours à 14 ans, ont été installées dans un local comprenant deux vastes dortoirs, un réfectoire, une petite salle pour les lavages avec eau, gaz, électricité, fourneaux, lits de fer, draps propres et literie chaude.
Les femmes font le repas du matin et du soir avec le lait et les légumes qui leur sont donnés. Le repas substantiel de midi est préparé à la cantine des écoles maternelles et apporté tout chaud par le concierge.
Aucun appel n'a été fait à la population. Mais les enfants des écoles d'Héricourt et de Saint-Valbert ont apporté un camion de linge, vêtements, chaussures, jouets, friandises. De petites sommes d'argent ont été remises au maire ou au Comité d'accueil par des gens quelquefois très pauvres. Pour varier l'ordinaire, l'un offre des lapins, d'autres des desserts. Des dons sont venus même des villages voisins…
Bref, les réfugiés espagnols n'ont pas reçu ici l'aumône qui permet de ne pas mourir de faim, mais l'hospitalité qu'on donne à des amis malheureux, la sympathie dont on entoure ceux qui ont souffert. De retour chez eux, ils pourront dire que la France, et en particulier la petite ville où ils ont été reçus, les ont accueillis fraternellement sans leur demander leur parti ou leur couleur, et que, pour leur faire oublier les jours d'horreur qu'ils ont vécus, des Français, des Héricourtois, de tous les partis et de doutes les situations, ont uni leurs efforts.
Ici, déjà, ils témoignent, comme ils le peuvent, leur satisfaction d'avoir un "chez eux" et leur reconnaissance à ceux qui le leur ont procuré.
Félicitons donc tous ceux et toutes celles qui nous aident à donner un peu de douceur dans l'exil. En particulier, signalons avec reconnaissance le dévouement d'une habitante de Belfort, Mme Jean Dreyfus, espagnole d'origine, qui, spontanément, a offert ses services à la présidente du Comité d'accueil et a apporté, chaque jour, aux réfugiés, en même temps que le réconfort de la présence d'une compatriote, vêtements, denrées alimentaires et gâteries recueillis par elle.
E. GRANDJEAN
Liste des réfugiés républicains espagnols accueillis en 1939 à Héricourt
jeudi 16 février 2012
Servance accueille les réfugiés - Les Petites Affiches - 17 février 1939
Début février 1939, le petit village de Servance se mobilise pour accueillir 15 réfugiés républicains espagnols, 4 femmes et 11 enfants.
Servance se trouve à 7 kilomètres du Camp de Miellin, qui ouvrira 6 mois plus tard…
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Les Réfugiés - Pour la deuxième fois, notre localité a reçu de tristes épaves de la guerre civile espagnole, pauvres petits sans papa, mères sans époux, tous dans le plus complet dénouement. Pour la deuxième fois, on a compris à Servance les devoirs de l'hospitalité, et chacun s'est efforcé, dans la mesure du possible, de contribuer à soulager la grande détresse de ces malheureux : trois familles ont spontanément offert de loger chacune une mère avec ses enfants, tandis que le dernier groupe était logé à la gare. La municipalité, les industriels, les commerçants et les habitants, après avoir paré aux premiers besoins de ces infortunés, continuent à leur apporter vivres, vêtements chauds, chaussures, etc... C'est non seulement de la charité, mais aussi du patriotisme bien compris, et cela méritait d'être signalé. Nota. - Les personnes qui désireraient communiquer avec les réfugiés peuvent le faire par le truchement de M. Garcia, qui parle le catalan et leur sert d'interprète.
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Liste des 15 réfugiés républicains espagnols accueillis à Servance.
mercredi 15 février 2012
Février 1939, les instituteurs et les PTT de la Haute-Saône se mobilisent pour les réfugiés espagnols
Février 1939, les instituteurs et les PTT de la Haute-Saône se mobilisent pour les réfugiés espagnols - (L’Union Démocratique de la Haute-Saône - 10 février 1939)
---------- AIDE AUX REFUFIES ESPAGNOLS Le Bureau du Syndicat des Instituteurs compte sur le dévouement de tous les instituteurs, dévouement de toutes les institutrices pour recueillir dans leurs communes tous effets usagés (linge, vêtements, ou chaussures) susceptibles d'être immédiatement utilisés pour les réfugiés espagnols. Adresser tous les envois au Directeur d'école de la ville qui est le plus proche centre d'hébergement des réfugiés. Le Secrétaire SOUTIEN FRATERNEL DES P.T.T. ------------ En raison des événements actuels,la Salle des Fêtes, rue Didon étant occupée par des réfugiés espagnols, le concert des P.T.T. aura lieu à la Salle Stella, rue Jules Ferry, et, à l'issue du spectacle, le bal sera donné "Aux vendanges de Bourgogne", Boulevard de Besançon. Les cartes d'entrée au concert seront Indispensables pour permettre l'entrée au bal.
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mardi 14 février 2012
Appel à la population de la ville de Vesoul (L’Union Démocratique de la Haute-Saône - 10 février 1939)
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Pour les réfugiés espagnols Appel à la population Au mois d'août 1937, vous aviez bien voulu répondre à l'appel qui vous avait été adressé par la Municipalité et le Comité d'Accueil pour les réfugiés espagnols. Maire de Vesoul ; MM. les Adjoints et Conseillers Municipaux. M. le Préfet de la Haute-Saône ; MM. les Curés de Vesoul, M. le Pasteur Protestant, M. le Président de la Communauté Israélite, M. le Président du Parti Radical Socialiste, M. le Secrétaire du Parti Socialiste, M. le Secrétaire du Parti Communiste, M. le Président du Parti Démocrate Populaire, M. le Président de la Loge Maçonnique, M. le Président de la Ligue des Droits de l'Homme ; |
samedi 11 février 2012
Le Camp de Miellin sous la Neige - Hiver 2011-2012
Tous les anciens réfugiés espagnols du Camp de Miellin ont en mémoire les "horreurs" de l'hiver 39-40. Les températures étaient glaciales à l'intérieur comme à l'extérieur des bâtiments dont la toiture était une simple verrière.
Maria n'oubliera jamais ce jour d'hiver où elle a retrouvé sa Maman étendue au bord du ruisseau, dans la neige, les cheveux, le visage recouverts de givre...
Merci à Francis et Guy qui viennent nous transmettre ces photos hivernales.
jeudi 9 février 2012
Agrupación de Refugiados Republicanos Españoles internados en 1939 al "Centro de Miellin"
Miellin es una aldea situada en la provincia de la Haute-Saône, al nordeste de Francia, en las montanas de los Vosgos cerca del “Ballón de Alsacia".
Nuestra actividad relacionada con las familias o amigos de estos refugiados, o sea en la búsqueda de documentos oficiales, nos ha permitido hacer el censo de los refugiados que figuran en la lista más abajo mencionada.
Recuperación de la Memoria Histórica
Nuestra "Agrupación de Refugiados Republicanos Españoles internados en 1939 al "Centro de Miellin", de sus familias y amigos" declarada el 11 de abril 2011 (sin carácter lucrativo), logró obtener el 25 de setiembre 2011, sea 72 años después, el reconocimiento, moral e histórico, de la existencia de nuestro campo de parte de las autoridades francesas que asistieron a la ceremonia organizada por nuestra Agrupación y a la puesta de una lápida a la memoria de más de 550 mujeres, niños y algunos hombres mutilados o ancianos. Todos ellos víctimas de la guerra civil y del franquismo.
Solo siete refugiados, aún en vida, estábamos presentes a esta inauguración.
Rogamos a todos los familiares o amigos de los refugiados que hayan identificado el nombre de alguno de entre ellos, que se pongan en relación por correo electrónico con : nuestra secretaria miellin1939@yahoo.fr y http://miellin1939.canalblog.com, donde podrán consultar nuestras actividades.
Sus informaciones podrían ayudarnos a completar nuestra lista o a modificar la ortografía de ciertos nombres.
Les damos las gracias anticipadas.
Aurélia FREIRE-MOYA - Presidente de l'agrupacion "Amicale Camp de Miellin"
lundi 6 février 2012
Himno de Riego - Hymne de Riego
Hymne républicain espagnol
http://www.dailymotion.com/video/xdd2ra_himno-de-riego_news
Himno de Riego Interprété par l'orchestre International de Prague. En Concierto Pilar 2008, 1808-2008 Bicentenario de los Sitios de Zaragoza en el Auditorio de Zaragoza, 13 de octubre de 2008. : http://www.youtube.com/watch?v=JELOzi_vz00
PACO IBÁÑEZ. Palabras para Julia, A galopar y el Himno de Riego. En Cornellá 23-octubre-2010
Himno de riego (melodika jole anonimoa)
Himno de riego interprété por clarinete y contrabajo 76 aniversario republica Valladolid
Hymne de Riego à l'accordéon http://www.youtube.com/watch?v=0zBFzUjW0Go&feature=related
Les paroles en espagnol
Serenos y alegres
valientes y osados
cantemos soldados
el himno a la lid.
De nuestros acentos
el orbe se admire
y en nosotros mire
los hijos del Cid.
Soldados la patria
nos llama a la lid,
juremos por ella
vencer o morir.
El mundo vio nunca
más noble osadia,
ni vió nunca un día
más grande el valor,
que aquel que, inflamados,
nos vimos del fuego
excitar a Riego
de Patria el amor.
Soldados la patria
nos llama a la lid,
juremos por ella
vencer o morir.
La trompa guerrera
sus ecos da al viento,
horror al sediento,
ya ruge el cañon
a Marte, sañudo,
la audacia provoca
y el ingenio invoca
de nuestra nación.
Soldados la patria
nos llama a la lid,
juremos por ella
vencer o morir.
dimanche 5 février 2012
Témoignage d'une sœur, fille de réfugiée du Camp de Miellin aux lycéens de Lure
Pour ceux qui souhaitent entendre, lire, découvrir le témoignage de Carmen Gordillo (une de nos amis) - voir notre information du jeudi 2 février dernier
1. Sur Youtube :
1ère partie : http://www.youtube.com/watch?v=7r4QXz175GE
2ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=x46KY3h3B8I&feature=related
3ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=_RFDN2sAWyk&feature=related
4ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=OMRFI7qgGI0&feature=related
5ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=5iKb5eNM2Ow&feature=related
6ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=CAfEUhBa4jc
7ème partie : http://www.youtube.com/watch?v=B0hi8KV3RgE&feature=related
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2. Sur le site du Rectorat de Besançon : La guerre civile espagnole racontée aux lycéensDeux enfants de Républicains espagnols internés au camp de Miellin (Haute-Saône) interviennent au lycée Georges Colomb de Lure Rendre plus concrète cette guerre étudiée en premièreLe 31 janvier, Carmen Gordillo et son frère André Ruiz, ont rencontré des lycéens de seconde et de première, afin de leur raconter l’histoire de leurs parents, tous deux Républicains espagnols, qui durent quitter précipitamment l’Espagne où la victoire des troupes du Général Franco contre la République était imminente. Les élèves ont écouté avec attention et intérêt Carmen et André évoquer le destin de leurs parents qui, avec leur petit garçon âgé d’un an à peine, arrivèrent en France par la petite commune du Perthus, au cours du cruel hiver 39, tout comme le firent 500 000 autres Espagnols. Par la suite, les parents de Carmen et d’André furent séparés puis, grâce à la Croix Rouge, se retrouvèrent à Miellin, village situé à 30 km environ de Lure, où un camp d’internement avait été ouvert. |
3. Sur le site du Lycée Georges Colomb
La conférence en vidéo, la conférence en photo, le lien vers la page wikipedia relative à la guerre d'espagne, les retombées presse.
http://missiontice.ac-besancon.fr/lycee-georges-colomb/international/miellin/index.htm
Le 31 Janvier 2012, Mme Carmen Gordillo et son frère, M. André Ruiz, sont venus rencontrer des lycéens de 2nde et de 1ère afin de leur parler de leur histoire familiale : leurs parents était des Républicains espagnols.
Le 18 Juillet 1936, des généraux, hostiles à la IIème République qui avait été élue démocratiquement le 14 Avril 1931, organisèrent un soulèvement. C'était le 18 Juillet 1936.
Pour l'Espagne, ce fut le début d'une lutte fratricide qui allait durer pendant presque 3 ans.
Les parents de Carmen et d'André étaient des Républicains ; ils vivaient près de Lérida, en Catalogne. Ils furent dénoncés aux autorités franquistes par une tante et durent fuir précipitamment leur pays avec leur petit garçon âgé d'un an et demi à peine.
Comme près de 500.000 autres Espagnols le firent durant le cruel hiver 39, les parents de Carmen et d'André gagnèrent la France en traversant le village du Perthus.
Devant une telle marée humaine, les autorités françaises de l'époque construisirent à la hâte des camps d'internement sur les plages du Roussillon ; les parents de Carmen et d'André furent, eux, envoyés au camp d'Argelès puis furent séparés.
La Croix-Rouge leur permit de se retrouver dans le Camp de Miellin, commune située à 30 km de Lure.
samedi 4 février 2012
Arrivée des réfugiés républicains espagnols à Vesoul - Echos dans la Presse de 1939 (I)
L'Amicale diffuse des extraits de presse de 1939 relatifs aux Réfugiés espagnols à leur arrivée en Haute-Saône en février 1939 et avant leur internement au Camp de Miellin en septembre 1939. Ces écrits montrent la solidarité, la mobilisation des autorités, de la population de la Haute-Saône et corrobore les souvenirs de nos plus anciens.
Merci à Alain Guillaume de la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'ARrondissement de Lure, la SHAARL, http://www.shaarl.com)qui accompagne l'Amicale dans ses recherches.
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Spectacle de misère à la salle Didon (Presse - 7 février 1939) Les réfugiés espagnols parviendront-ils à y oublier l'horreur des heures passées ? On sait que quinze cents réfugiés espagnols, tous originaires de Barcelone et des environs, sont arrivés à Vesoul vendredi par un train spécial formé à Perpignan. Ce train fut aussitôt coupé et cinq cents des malheureux voyageurs dirigés sur Lure, cependant que les autres descendaient sur le quai militaire. Le triste convoi était composé de femmes et d'enfants pour la plus grande partie ; de quelques vieillards et de six miliciens qui furent pris en garde spéciale. Le train était convoyé par des gardes mobiles. A quoi bon s'appesantir sur le lamentable spectacle de ces pauvres gens qui portent toute leur fortune dans de maigres baluchons et qui, pour beaucoup ont laissé en Espagne un être cher en même temps que la douceur du foyer ? Les enfants, surtout, sont évidemment pitoyables. Il en est, de tout petits, qui semblent affamés et que le froid - peut-être aussi la misère - a visiblement affaibli. Sur le quai, assistaient au débarquement MM. Berther, secrétaire général de la préfecture, représentant M. Jacques-Henry, préfet de la Haute-Saône ; René Veil, maire de Vesoul, Hologne, adjoint au maire de Vesoul ; Doueil, chef de cabinet ; Terrible, inspecteur principal des chemins de fer. La direction du service de police était assurée par M. le commandant de gendarmerie Ogier ; Ménard, commissaire spécial ; Lhorte, commissaire de police ; Lesigne, capitaine de gendarmerie ; Begey, adjudant-chef. MM. les Docteurs Picard et Gauthier assuraient la direction du service d'hygiène, en collaboration avec la Croix-Rouge et ses infirmières ; ils ont poursuivi cette tâche avec un total dévouement. Dès leur descente du train, les réfugiés étaient transportés par des camionnettes automobiles de l'armée à la salle des fêtes de la rue Didon où un repas chaud leur était distribué. Samedi, 270 des réfugiés partaient pour Gray, 190 pour la colonie de vacances de Maizières. Le reste du contingent demeure cantonné rue Didon jusqu'à nouvel ordre. Pour les réfugiés espagnols Deux cents réfugiés Espagnols sont actuellement hébergés à la Colonie sanitaire du Château de Maizières, dont 40 enfants de moins de deux ans. La plupart sont dans le dénuement le plus complet. Les choses les plus urgentes à leur procurer sont : de vieux draps ou torchons pour faire des langes, des toiles cirées ou alèzes même usagées, des effets chauds en laine ou en drap pour bébés, garçonnets et femmes, des chaussures d'enfants de 2 à 15 ans et pour jeune filles et femmes, de la laine et des aiguilles à tricoter, du fil et des aiguilles, du coton à repriser, des serviettes de toilette même usagées, des bas ou chaussettes pour femmes et enfants de tous âges, des chemises pour bébés et tous autres objets de layettes, des journaux, publications, livres en langue espagnole, et tous autres vêtements. Nous adressons un pressant appel à la population de Vesoul ou des environs pour qu'elle vienne en aide à ces malheureux exilés, chassés de leurs foyers par la plus triste et la plus effroyable guerre. Prière aux personnes généreuses qui répondront à cet appel de déposer leurs dons à l'un des centres de rassemblement suivants : chez M. Roche, Inspecteur d'Académie, rue du Docteur Doillon : M. Nauroy, 14, rue des Boucheries, chez L. Bénnasar, primeurs, rue Paul-Morel, à l'Inspection Académique, rue de la Préfecture et à la Caisse d'Assurances Sociales "Le Travail", 28, Boulevard de Besançon. Les besoins étant très urgents nous serions reconnaissants aux donateurs d'effectuer leurs dépôts le plus tôt possible. |
vendredi 3 février 2012
Plancher-Bas et les réfugiés espagnols
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La Mairie de Plancher-Bas consacre dans son bulletin municipal 2012 un article relatif au Camp de réfugiés espagnols de Miellin. |
jeudi 2 février 2012
Témoignage au lycée Colomb de Lure sur l'histoire des réfugiés espagnols
Carmen GORDILLO-RUIZ relate sa rencontre avec les lycéens de Lure
"Le lycée Colomb de Lure et sa dynamique professeur d'espagnol Valérie Poirier ont organisé une conférence sur la guerre d'Espagne, dans l'amphithéâtre du lycée avec trois classes, des secondes et des premières.
Avec mon frère André, nous avons retracé l'exode massif des républicains espagnols, l'accueil des autorités françaises, l'internement dans les camps, les difficiles conditions de vie et l'engagement de ces réfugiés pendant la guerre 39/45.
Puis nous avons raconté l'histoire de notre famille, sa fuite et son exil le camp de Ste-Cyprien pour notre père et le camp de Miellin pour notre mère et notre frère aîné.
Les lycéens se sont montrés très curieux de cette période qu'ils ignoraient par les nombreuses questions qu'ils nous ont posées. Camille Vinet et Julie Marsot élèves de première ont choisi de préparer un mémoire ayant pour titre "La retirada page oubliée de notre histoire".
Photos
Je tiens un livre dans les mains intitulé "guerre et révolution en Espagne" de Georges Soria, je montre une photo de Robert Capa des réfugiés de Ste-Cyprien où était mon père et sur l'autre page un détachement de volontaires espagnols dans les FFI avec la bannière tricolore républicaine et la copie d'une citation à l'ordre de la région au nom de la région D (Bourgogne Franche-Comté pour Pierre De Castro le 08/11/1945)."
Tous nos remerciements pour cette invitation et cet accueil chaleureux au proviseur, à la sympathique proviseur adjoint et au professeur d'espagnol à la retraite qui était présent, ainsi qu'au professeur d'économie... et bien évidemment à Valérie Poirier, professeur d'espagnol qui accompagne l'Amicale depuis quelques mois.
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Entretenir le souvenir - L'Est Républicain - Jeudi 02/02/2012 BON, D'ACCORD, leur professeur d'espagnol Valérie Poirier les a quelque peu orientées... Mais dès lors qu'elles se sont intéressées à la Retirada, l'exode des réfugiés espagnols pendant la guerre civile, Camille Viney et Julie Marsot se sont passionnées pour ce sujet. |
mardi 24 janvier 2012
Réfugiés espagnols dans le Doubs
Les grands parents de Françoise Robardet ont accueilli, en 1939 alors qu'ils habitaient le village d'Etupes (Doubs), une petite fille espagnole, Rosario (10 ans - née en 1939 ?) durant plusieurs mois, voire peut être une année. Le Grand-père de Françoise, François Robardet, était instituteur.
De cette époque, il reste plusieurs photos de famille, où se trouve une petite fille d'environ 10 ans, qui sourit au milieu de la famille, la petite espagnole. A sa droite se trouve l'oncle de Françoise. (On y voit aussi son arrière grand mère et ses grands parents).
Françoise Robardet a pris contact avec l'Amicale, à la recherche d'une association similaire dans le Doubs, avec l'espoir de retrouver, d'entrer en contact avec Rosario, "la petite espagnole"…
Si vous aussi vous connaissez des anciens réfugiés espagnols du Doubs, des familles d'accueil, merci de le faire savoir à l'Amicale. Nous transmettrons les informations à Françoise.
A titre d'information, le site http://patrimoinecarceral.blogspot.com/2011/06/la-saline-royale-darc-et-senans-un-camp.html mentionne que "Entre février et octobre 1939 la Saline Royale d'Arc-et-Senans est utilisée comme centre départemental d'hébergement des réfugiés espagnols".
vendredi 13 janvier 2012
L'Amicale Camp de Miellin en deuil
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Tomasa Arruga Seron, ma tante et notre doyenne est décédée à St Nauphary (Tarn et Garonne) le 5 janvier 2012 à l'âge de 96 ans. Tomasa est née à Velilla de Ebro (Zaragoza) le 5 octobre 1915. Elle travailla comme domestique dans des familles bourgeoises de Saragosse et Barcelone quand survint la guerre civile. Fille ainée de sa famille, elle protégea jalousement ses jeunes frères et sœurs au cours de la Retirada, à Gray et à Miellin ; et aussi ses cousins Laborda et Seron. Avec rien, elle réussissait à élaborer de maigres repas !!! Pour toute la famille ce fut une deuxième maman. Tomasa épousa un réfugié républicain de son village : Dionisio Seron. Ils devinrent métayers dans une ferme du Tarn et Garonne où une dure vie de labeur les attendait. Cependant, loin de sa famille installée dans le Val-de-Loire, ce deuxième exil intérieur lui fut difficile à vivre. Tomasa et Dionisio eurent deux enfants, Paulino et Violeta qui nous accompagnèrent à Miellin lors de l'inauguration de la stèle, le 25 septembre dernier. C'est à eux que l'Amicale a remis la médaille de la république espagnole en son honneur. A ma Chère Tante, à mes Chers Cousins. Delio |
Tomasa au Camp de Miellin, entourée de son frère José, de Carmen (sa soeur), de Placida Continente et de Rosa (sa soeur).
mardi 3 janvier 2012
Rosa Leon chante Ay Carmela
¿Quén se acordaba de tí
en la batalla del Ebro?
¿Quién serías tú, Carmela,
cantada en la voz del pueblo?
¿Qué miliciano te amó
y fue dueño de tu cuerpo?
¿Quén se acordaba de tí
en la batalla del Ebro?
Ay Carmela, ay Carmela...
¿Dónde has estado, Carmela,
oculta todo este tiempo?
¿Por qué se calló tu nombre
y se enterró tu recuerdo?
¿Qué ha sido de ti, Carmela,
en medio de este silencio?
¿Dónde has estado, Carmela,
oculta todo este tiempo?
Ay Carmela, ay Carmela...
¿Estás viva todavía
o te has muerto en el destierro?
¿Pudiste escapar entonces
o te quedaste aquí dentro?
Preguntas y más preguntas
que se va llevando el viento;
el mismo viento que entonces
desordenaba tu pelo.
Ay Carmela, ay Carmela...
¡Ay Carmela, la de España!.
¡Ay Carmela, la del Ebro!
Tu delito fue soñar
y despertar de aquel sueño.
Pero tu nombre ha quedado
en la canción de tu pueblo.
¡Ay Carmela, la de España!.
¡Ay Carmela, la del Ebro!
Ay Carmela, ay Carmela...
dimanche 1 janvier 2012
Belle et Heureuse année 2012
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Le Bureau de l’Amicale Camp de Miellin L’année 2011, année de création de l’Amicale, Aurélia, Ramon, Sylvie, Cinta et Delio
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Visiteurs du blog, n'hésitez pas à vous faire connaître et à contacter l'Amicale miellin1939@yahoo.fr
jeudi 29 décembre 2011
Lure et l’Hôpital des réfugiés
Alain Viguié dans un article de L’Est Républicain, daté du 28 décembre, relaie notre recherche concernant l’Hôpital des Réfugiés de Lure. L’Amicale remercie le Journaliste du quotidien et espère que des lecteurs se souviendront de cet épisode et l’aideront dans sa recherche
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Mémoire : L’Amicale Camp de Miellin recherche des témoignages historiques à propos de l'hôpital de Lure |
Le 28, rue Pasteur à Lure, aujourd'hui
lundi 19 décembre 2011
Lure - Hôpital de Lure - Hôpital des réfugiés (1939)
L'Amicale Camp de Miellin recherche des photographies anciennes, des cartes postales relatives à l'Hôpital de Lure, ainsi que de l'"Hôpital des Réfugiés (28 rue Pasteur)". C'est le libellé et l'adresse de ce dernier établissement qui figurent sur les actes de décès datant de novembre 1939.
Plusieurs réfugiés du Camp de Miellin, essentiellement des enfants, ont été hospitalisés à Lure pendant l'hiver 1939.
L'Amicale est intéressée par toutes informations sur l'hôpital des réfugiés.
Par avance merci.
L'hôpital de Lure (1920-1930)
Poème de Ramon Safon (interné à l'âge de 10 ans au Camp de Miellin) - Arrels de soca i mar
ARRELS DE SOCA I MAR - RACINES DE SOUCHE ET MER
à Olga SERRATE,
la neva companya.
Ningù més fora del crit esqueixat de la joia d'ésser
espai clar. Eixit de tota veu de font llunyana aquest lloc és
tan nostre com la sàvia que l'envolta, encara que del seu cos
s'escorrin el seny segur de la mar i la conducta queixosa de la
nit. També hi ha, encenent la seva mel histèrica per fondre
els passos esclaus dels rius, el vent fins a les onades mortes.
I molts altres cops contra la foscor, d'alè mouen la vida.
Aixi
anem estenent hàlits de ressaca, urpats de rel en creu, pels estols
de pedres ferides. Anem, xacra en dins, sense refiarse de la
inftexio explosiva d'aquest continent fluvial que panteixa de
roca en proa, acefàlic com un cel d'aigûes estancades. Gairebé
iniciem la boira per on cau tot l'horitzo eruptiu que ja empre
nem, mal el jorn. Hem de referir-nos al recurs del cos, riera
mal apagada de la sang; hem de néixer encara estridents de
terra amb un gruix d'estel que ens faci foc. Hem de viure molt
més enllà de la passio dels penyals arrencant la olor dels brots
rebutjats per la optica opulenta del mon.
Guaita com per avall de tot cinyell desenfoca la blavor
ubérrima de la veu. Excepcio feta del decreixement incisiu de la
costa al ixent,res més ens porta foc amunt.
Racine de souche et de mer
à Olga SERRATE, ma compagne.
Jamais plus personne hors du cri rompu à
la joie d'être souche claire. De toute voix d'aube
lointaine, cette terre est aussi nôtre que la sève
qui l'emprunte encore que de ses pores
s'écoulent la franche raison de la mer et la conduite obtuse
de la nuit. Ainsi du vent jusqu'aux vagues mortes
brisant son miel hystérique pour y fondre le pas
esclave des fleuves. Et beaucoup d'autres élans
encore contre 1'ombre meuvent la vie. De même
l'haleine des ressacs grugée d'écueils en entraille
par les étais des galets blessés. Aussi nous voilà,
lèpre au cœur, sans voir l'inflexion explosive de
ce continent fluvial qui halète de roche en proue,
acéphale comme un ciel d'eau dolente. Et à peine
initie-t-on la brume du côté où tombe tout
horizon éruptif que déjà s'évase à nos pieds
le jour incompris. Seul notre corps, ressource de
lave, se réfère aux clauses de la vie, torrent mal
éteint du sel. On se doit alors de naître bien plus
strident de grève que jamais sur des carnes
d'étoiles pour qu'elles reprennent nos souffles et
les fassent vivre. On se doit d'accoster bien au-
delà des appels, arrachant l'odeur des bourgeons
que l'optique du monde rejette.
Regarde d'en dessous les étaux, la bleuité
impeccable des sarnes, et vois comme déferlent
sur des races de treuils les pentes des émaux.
Exception faite de la décroissance incisive du
littoral au levant, rien d'autre ne nous menace
face au soleil.
jeudi 15 décembre 2011
Redis nous-nous la terre - Vuélvenos a decir la tierra - Poème de Ramon Safon - Jose San Martin (graveur) - Azul Edition
Redis-nous la terre
Qu'importe l'aire des tisons dans la
paume de nos mains
redis-nous la terre
redis-nous la sève
la franche braise des sols où s'exercent
les blés qui séparent les alizés des
vents mauvais
redis-nous l'ampleur impérissable des
fleurs
clame fort l'été pour charger d'âme
nos pays d'accueil où personne ne
souffrira plus la dérive de la haine
maudis alors le sable qui sape nos pas
la roche interlope dont le cœur n'a de
cesse que de promouvoir la pierre des
prisons
les temps assassins
presse le rire des semailles
à venir boire au goulot nos émois
pour renier à jamais le ciel endolori
des mortes saisons
et pour cela vomis à la bouche des guerres
balayant à la porte
des tranchées meurtrières
motte à motte mot à mot
la mort
des frustres
tes pareils
offre donc tes œuvres au jour naissant
pour que rien n'indiffère
tendu de chair vive
comme la veine des sillons
la vie de nos frères
ceux dont le souffle s'épuise
ceux dont la joie demeure
n'en dis pas davantage
pas mieux que la force de vivre
pas plus que la foi d'être
jusqu'au transfert des cendres et des
lieux pavés de honte
la lave des déroutes
l'anthracite de l'exil
les terrils du sort
dans cette vaste frondaison d'adobe
chaulé que nous avons crochetée à la
face de l'univers
redis-nous la terre uniquement masse
d'endurance et volume d'amour non
faite que de poussière ouvrant grand
les bras pour croiser nos pensées
Vuélvenos a decir ta tierra
Que màs da el solar de la ceniza
en la palma de las manos
vuélvenos a decir la tierra
y su canto de brasas
con el cual resisten los trigales
que saben separar vientos y mares
vuélvenos a decir la anchura
perenne de las flores
prendida en el regazo
ardiente de las madres
aclama fuerte el pais sin desliz
donde nadie sufrirà ya
el rumba destrozador del odio
como el que mueve hoy el munda
al paso exterminador de la guerra
mâs que maldecir el destino
hay que empenarse en promover
los tiempos que despliegan
el corazon del ser humano
horno de pan blanco
y soplo de encanto
hay que reventar con los dientes
la roca interlope que llevamos
en la boca
hasta reducirla a granos de arena
asi de pequena quedarà la ruindad
con la que encubrimos rejas y torturas
tormentos y garrotes
vuélvenos a nombrar la tierra
ofreciéndonos al fin
el nacer exacto del reir
para matar
lo doloroso
que nos trae el miedo
de vivir
con los rechazos
de los impulsos ajenos
reduzcamos todo aquello que agota el ser
y despeguemos la fe
de todo lo que nos queda de infelicidad
ni mucho màs ni mucho menos
con el ahinco amplio
y generoso de la existencia
emprendamos contra la tozudez
de la lava y del lodo
de las derrotas y de los exilios
por esa muerte lenta
que es el sufrir
la frondocidad del adobe
encalando los tintes y los ensuenos
de nuestro tremendo amor
no solo hecha de polvo
pero también de masa curtida
entrecruzada
de senderos e ideales vuélvenos a llamar la tierra
mercredi 14 décembre 2011
Témoignages d'enfants de la guerre d'Espagne - Aurélia Moya-Freire et Raquel Thiercelin-Mejias
Enfance Violence Exil (EVE) publie le témoignage de deux anciennes réfugiées républicaines espagnoles.
Celui de la présidente de l'Amicale Camp de Miellin : Aurélia Moya-Freire
http://cms.enfance-violence-exil.net/index.php/eve/swf/it/13/905
Et celui de Raquel Thiercelin-Mejias :
http://cms.enfance-violence-exil.net/index.php/eve/swf/it/13/906
Auteur : Guy Baudon, Rose Duroux, Luca Gaboardi



























