dimanche 4 mars 2012
La Ville de Gray se mobilise pour les réfugiés espagnols - Les Petites Affiches - 10/03/1339
A leur arrivée en Haute-Saône, en février, 270 réfugiés sont dirigés vers Gray et séjournent dans l'ancienne prison de Gray, avant leur internement à Miellin.
http://miellin1939.canalblog.com/archives/2011/10/16/22366187.html
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Les Petites Affiches - 10 mars 1939 REFUGIES ESPAGNOLS Le Maire de la ville de Gray et la Municipalité remercient les personnes qui ont consenti des dons en espèces ou en nature en faveur des réfugiés espagnols. Les réfugiés auraient besoin, actuellement, de linge de corps et de chaussures pour grands garçons de 14 à 16 ans. La Municipalité serait reconnaissante aux personnes qui voudraient faire don de ces objets, de bien vouloir les déposer au Secrétariat de la Mairie. |
La liste des Réfugiés hébergés à Gray : GRAY
lundi 27 février 2012
Champagney accueille les Réfugiés Espagnols - Le socialiste de la Haute-Saône - 18/02/1939
Champagney, village situé à une vingtaine de kilomètres de Miellin a accueilli une trentaine de réfugiés espagnols. Comme l'indique l'article ci-dessous, les réfugiés espagnols ont été logés par des habitants ou dans l'ancienne école des filles.
Un de nos anciens réfugiés, Manuel (interné à l'âge de 1 an et demi, à Miellin avec sa Maman) habite aujourd'hui Champagney, à quelques maisons de l'ancienne école.
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Réfugiés espagnols Une trentaine de réfugiés espagnols, en majeure partie des enfants, sont actuellement hébergés à Champagney. Quelques-uns ont été logés par des habitants. Les autres sont dans l'ancienne école des filles. De tous les côtés, les secours affluent et les habitants font preuve de générosité devant la lamentable situation des malheureux, obligés de quitter leur pays devant les hordes de Franco. Signalons le beau geste des adhérents du Groupe Vésulien des Auberges de Jeunesse qui, après avoir recueilli 200 fr. pour l'achat de chaussures aux réfugiés de Champagney, ont mis à la disposition de ceux-ci les lits et le matériel decouchage de leur Auberge de Belfays. |
La liste des réfugiés espagnols hébergés à Champagney de février à septembre 1939 : CHAMPAGNEY
L'école des Filles
mercredi 22 février 2012
Hospitalité des habitants d'Héricourt - 4 mars 1939 (Le Socialiste de la Haute-Saône)
Les Espagnols à Héricourt
Pour la deuxième fois, des réfugiés espagnols sont des hôtes.
"Lorsqu'il a été question de leur arrivée, le maire qui ne disposait plus du local utilisé précédemment, a essayé d'en trouver un aitre. Rien de ce dont il disposait ne pouvait être aménagé de façon convenable. Il a alors prévenu M. le Sous-préfet de Lure que la commune consentirait tous les sacrifices pécuniaires qui lui seraient demandés, mais qu'il se refusait à parquer comme un bétail, n'importe où et n'importe comment, des malheureux qui n'avaient déjà que trop souffert.
Des démarches faites en dehors de lui ont amené l'offre du "Vieux Château", qui présente les garanties d'espace et les possibilités d'aménagement désirable. Le maire a alors accepté de grand cœur l'installation des réfugiés. Un Comité d'accueil, dont on ne saurait trop louer le dévouement et le savoir faire, s'est formé sous la présidence de Mme Désoroux. Grâce à son action conjuguée avec celle de la Municipalité, quarante victimes de la guerre, femmes et enfants de 10 jours à 14 ans, ont été installées dans un local comprenant deux vastes dortoirs, un réfectoire, une petite salle pour les lavages avec eau, gaz, électricité, fourneaux, lits de fer, draps propres et literie chaude.
Les femmes font le repas du matin et du soir avec le lait et les légumes qui leur sont donnés. Le repas substantiel de midi est préparé à la cantine des écoles maternelles et apporté tout chaud par le concierge.
Aucun appel n'a été fait à la population. Mais les enfants des écoles d'Héricourt et de Saint-Valbert ont apporté un camion de linge, vêtements, chaussures, jouets, friandises. De petites sommes d'argent ont été remises au maire ou au Comité d'accueil par des gens quelquefois très pauvres. Pour varier l'ordinaire, l'un offre des lapins, d'autres des desserts. Des dons sont venus même des villages voisins…
Bref, les réfugiés espagnols n'ont pas reçu ici l'aumône qui permet de ne pas mourir de faim, mais l'hospitalité qu'on donne à des amis malheureux, la sympathie dont on entoure ceux qui ont souffert. De retour chez eux, ils pourront dire que la France, et en particulier la petite ville où ils ont été reçus, les ont accueillis fraternellement sans leur demander leur parti ou leur couleur, et que, pour leur faire oublier les jours d'horreur qu'ils ont vécus, des Français, des Héricourtois, de tous les partis et de doutes les situations, ont uni leurs efforts.
Ici, déjà, ils témoignent, comme ils le peuvent, leur satisfaction d'avoir un "chez eux" et leur reconnaissance à ceux qui le leur ont procuré.
Félicitons donc tous ceux et toutes celles qui nous aident à donner un peu de douceur dans l'exil. En particulier, signalons avec reconnaissance le dévouement d'une habitante de Belfort, Mme Jean Dreyfus, espagnole d'origine, qui, spontanément, a offert ses services à la présidente du Comité d'accueil et a apporté, chaque jour, aux réfugiés, en même temps que le réconfort de la présence d'une compatriote, vêtements, denrées alimentaires et gâteries recueillis par elle.
E. GRANDJEAN
Liste des réfugiés républicains espagnols accueillis en 1939 à Héricourt
jeudi 16 février 2012
Servance accueille les réfugiés - Les Petites Affiches - 17 février 1939
Début février 1939, le petit village de Servance se mobilise pour accueillir 15 réfugiés républicains espagnols, 4 femmes et 11 enfants.
Servance se trouve à 7 kilomètres du Camp de Miellin, qui ouvrira 6 mois plus tard…
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Les Réfugiés - Pour la deuxième fois, notre localité a reçu de tristes épaves de la guerre civile espagnole, pauvres petits sans papa, mères sans époux, tous dans le plus complet dénouement. Pour la deuxième fois, on a compris à Servance les devoirs de l'hospitalité, et chacun s'est efforcé, dans la mesure du possible, de contribuer à soulager la grande détresse de ces malheureux : trois familles ont spontanément offert de loger chacune une mère avec ses enfants, tandis que le dernier groupe était logé à la gare. La municipalité, les industriels, les commerçants et les habitants, après avoir paré aux premiers besoins de ces infortunés, continuent à leur apporter vivres, vêtements chauds, chaussures, etc... C'est non seulement de la charité, mais aussi du patriotisme bien compris, et cela méritait d'être signalé. Nota. - Les personnes qui désireraient communiquer avec les réfugiés peuvent le faire par le truchement de M. Garcia, qui parle le catalan et leur sert d'interprète.
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Liste des 15 réfugiés républicains espagnols accueillis à Servance.
mercredi 15 février 2012
Février 1939, les instituteurs et les PTT de la Haute-Saône se mobilisent pour les réfugiés espagnols
Février 1939, les instituteurs et les PTT de la Haute-Saône se mobilisent pour les réfugiés espagnols - (L’Union Démocratique de la Haute-Saône - 10 février 1939)
---------- AIDE AUX REFUFIES ESPAGNOLS Le Bureau du Syndicat des Instituteurs compte sur le dévouement de tous les instituteurs, dévouement de toutes les institutrices pour recueillir dans leurs communes tous effets usagés (linge, vêtements, ou chaussures) susceptibles d'être immédiatement utilisés pour les réfugiés espagnols. Adresser tous les envois au Directeur d'école de la ville qui est le plus proche centre d'hébergement des réfugiés. Le Secrétaire SOUTIEN FRATERNEL DES P.T.T. ------------ En raison des événements actuels,la Salle des Fêtes, rue Didon étant occupée par des réfugiés espagnols, le concert des P.T.T. aura lieu à la Salle Stella, rue Jules Ferry, et, à l'issue du spectacle, le bal sera donné "Aux vendanges de Bourgogne", Boulevard de Besançon. Les cartes d'entrée au concert seront Indispensables pour permettre l'entrée au bal.
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mardi 14 février 2012
Appel à la population de la ville de Vesoul (L’Union Démocratique de la Haute-Saône - 10 février 1939)
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Pour les réfugiés espagnols Appel à la population Au mois d'août 1937, vous aviez bien voulu répondre à l'appel qui vous avait été adressé par la Municipalité et le Comité d'Accueil pour les réfugiés espagnols. Maire de Vesoul ; MM. les Adjoints et Conseillers Municipaux. M. le Préfet de la Haute-Saône ; MM. les Curés de Vesoul, M. le Pasteur Protestant, M. le Président de la Communauté Israélite, M. le Président du Parti Radical Socialiste, M. le Secrétaire du Parti Socialiste, M. le Secrétaire du Parti Communiste, M. le Président du Parti Démocrate Populaire, M. le Président de la Loge Maçonnique, M. le Président de la Ligue des Droits de l'Homme ; |
samedi 4 février 2012
Arrivée des réfugiés républicains espagnols à Vesoul - Echos dans la Presse de 1939 (I)
L'Amicale diffuse des extraits de presse de 1939 relatifs aux Réfugiés espagnols à leur arrivée en Haute-Saône en février 1939 et avant leur internement au Camp de Miellin en septembre 1939. Ces écrits montrent la solidarité, la mobilisation des autorités, de la population de la Haute-Saône et corrobore les souvenirs de nos plus anciens.
Merci à Alain Guillaume de la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'ARrondissement de Lure, la SHAARL, http://www.shaarl.com)qui accompagne l'Amicale dans ses recherches.
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Spectacle de misère à la salle Didon (Presse - 7 février 1939) Les réfugiés espagnols parviendront-ils à y oublier l'horreur des heures passées ? On sait que quinze cents réfugiés espagnols, tous originaires de Barcelone et des environs, sont arrivés à Vesoul vendredi par un train spécial formé à Perpignan. Ce train fut aussitôt coupé et cinq cents des malheureux voyageurs dirigés sur Lure, cependant que les autres descendaient sur le quai militaire. Le triste convoi était composé de femmes et d'enfants pour la plus grande partie ; de quelques vieillards et de six miliciens qui furent pris en garde spéciale. Le train était convoyé par des gardes mobiles. A quoi bon s'appesantir sur le lamentable spectacle de ces pauvres gens qui portent toute leur fortune dans de maigres baluchons et qui, pour beaucoup ont laissé en Espagne un être cher en même temps que la douceur du foyer ? Les enfants, surtout, sont évidemment pitoyables. Il en est, de tout petits, qui semblent affamés et que le froid - peut-être aussi la misère - a visiblement affaibli. Sur le quai, assistaient au débarquement MM. Berther, secrétaire général de la préfecture, représentant M. Jacques-Henry, préfet de la Haute-Saône ; René Veil, maire de Vesoul, Hologne, adjoint au maire de Vesoul ; Doueil, chef de cabinet ; Terrible, inspecteur principal des chemins de fer. La direction du service de police était assurée par M. le commandant de gendarmerie Ogier ; Ménard, commissaire spécial ; Lhorte, commissaire de police ; Lesigne, capitaine de gendarmerie ; Begey, adjudant-chef. MM. les Docteurs Picard et Gauthier assuraient la direction du service d'hygiène, en collaboration avec la Croix-Rouge et ses infirmières ; ils ont poursuivi cette tâche avec un total dévouement. Dès leur descente du train, les réfugiés étaient transportés par des camionnettes automobiles de l'armée à la salle des fêtes de la rue Didon où un repas chaud leur était distribué. Samedi, 270 des réfugiés partaient pour Gray, 190 pour la colonie de vacances de Maizières. Le reste du contingent demeure cantonné rue Didon jusqu'à nouvel ordre. Pour les réfugiés espagnols Deux cents réfugiés Espagnols sont actuellement hébergés à la Colonie sanitaire du Château de Maizières, dont 40 enfants de moins de deux ans. La plupart sont dans le dénuement le plus complet. Les choses les plus urgentes à leur procurer sont : de vieux draps ou torchons pour faire des langes, des toiles cirées ou alèzes même usagées, des effets chauds en laine ou en drap pour bébés, garçonnets et femmes, des chaussures d'enfants de 2 à 15 ans et pour jeune filles et femmes, de la laine et des aiguilles à tricoter, du fil et des aiguilles, du coton à repriser, des serviettes de toilette même usagées, des bas ou chaussettes pour femmes et enfants de tous âges, des chemises pour bébés et tous autres objets de layettes, des journaux, publications, livres en langue espagnole, et tous autres vêtements. Nous adressons un pressant appel à la population de Vesoul ou des environs pour qu'elle vienne en aide à ces malheureux exilés, chassés de leurs foyers par la plus triste et la plus effroyable guerre. Prière aux personnes généreuses qui répondront à cet appel de déposer leurs dons à l'un des centres de rassemblement suivants : chez M. Roche, Inspecteur d'Académie, rue du Docteur Doillon : M. Nauroy, 14, rue des Boucheries, chez L. Bénnasar, primeurs, rue Paul-Morel, à l'Inspection Académique, rue de la Préfecture et à la Caisse d'Assurances Sociales "Le Travail", 28, Boulevard de Besançon. Les besoins étant très urgents nous serions reconnaissants aux donateurs d'effectuer leurs dépôts le plus tôt possible. |










