mardi 15 mai 2012
Préfet de la Haute-Saône et cérémonie à Miellin
Eric Freysselinard, préfet de la Haute-Saône de mai 2010 à mars 2012, rend compte de la cérémonie de Miellin du 25 septembre dernier.
L'information a été publiée dans le Bulletin de liaison de l'Association Française pour la diffusion de l'espagnol N°86 – Janvier 2012 (p. 20-21)
http://freysselinard.pagesperso-orange.fr/AFDE/Bulletins/86%20BULLETIN.pdf
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HOMMAGE A MIELLIN - Stèle en mémoire d’un camp de réfugiés espagnols |
lundi 7 novembre 2011
La cérémonie inaugurale du 25 septembre filmée par Olivier Valiente
Olivier Valiente, fils de Manuel et Mireille Valiente, petit-fils de Lucio (interné à Miellin) a fait un film sur la cérémonie. Plus de six minutes d'émotion. A découvrir sur le net : http://vimeo.com/31405574
Merci Olivier pour cette belle contribution.
Cérémonie inaugurale - Camp Miellin - 25.09.2011 from Ollie on Vimeo.
samedi 29 octobre 2011
Discours de Rose-Marie Daviot, Conseillère Générale du Canton de Mélisey
"J'habite ce canton depuis 1954, soit seulement 13 ans après la fermeture de ce camp pudiquement appelé "centre d'accueil des réfugiés espagnols", or, jamais, jamais je n'en avais entendu parlé jusqu'à ce que les victimes et leurs descendants demandent l'édification de cette stèle du souvenir.
J'ai lu et relu leurs témoignages avec une tristesse mêlée de révolte et de honte. Je ne comprends pas que dans notre Pays on ait pu supporter pendant des mois, pendant ce terrible hiver 1940, que des enfants, des femmes déjà meurtris par la tragédie de leur Pays, et par la détresse de l'exode soient condamnés à vivre ou plutôt à survivre dans ces abominables conditions.
Heureusement des âmes généreuses et fraternelles, auxquelles je veux rendre hommage, ont apporté un peu d'humanité et on atténué les ombres de ce tableau.
Pourtant je ne condamne pas, je ne justifie pas, je tente de comprendre. En 1939 la France compte 40 millions d'habitants et c'est 900 000 réfugiés dont 500 000 qui arrivent en quelques semaines après la sanglante bataille de l'Ebre, rien n'est prêt, rien n'est prévu, c'est la hâte et l'affolement, mais on les accueille malgré tout. Et puis en ce début de 1939, depuis la duperie de Munich, on sait la guerre inévitable, nous ne sommes pas prêts pour résister à la puissance militaire nazi, l'inquiétude est grande, la présence massive de tous ces réfugiés n'est plus prioritaire, dans l'urgence et le désarroi on fait n'importe quoi. C'est ainsi qu'après la reconnaissance du pouvoir franquiste par le gouvernement, sous prétexte de les identifier, on les regroupe, parfois maladroitement, inhumainement, comme ici à Miellin, dans cette usine désaffectée et inappropriée, loin des villages et surtout dans cette région où les hivers sont rigoureux, aussi peut-on comprendre le sentiment de condamnation et d'abandon qu'aient éprouvé ces malheureux exilés.
Beaucoup d'entre vous et vos descendants sont pourtant restés en France et, sans oublier vos racines, vous êtes Français à Part entière, c'est pourquoi aujourd'hui vos souvenirs et votre peine sont aussi les nôtres."
25/09/2011 - Miellin - Le Champ de la Grange
vendredi 21 octobre 2011
Autour d'une stèle - Impressions de Ramon Safon (interné à l'âge de 10 ans à Miellin)
C'est avec une profonde joie et de remerciements contenus que nous avons vécu, dimanche 25 septembre 2011 à 11 h du matin, la cérémonie d'inauguration de la stèle consacrée aux femmes, enfants et vieillards réfugiés espagnols qui après avoir été accueillis solidairement, de janvier à septembre 1939, par des villes, villages et des particuliers de la Haute-Sâone, selon leurs possibilités, furent transférés et internés dans l'imposant bâtiment du tissage Rochet, coincé dans une des vallées de Miellin, près de Servance.
Non seulement le soleil était de la partie sur ce retrait de route où s'adosse la stèle, composée symboliquement de granit rose porrino (extrait de carrières espagnoles) et du granit gris bleu des Vosges mais une chaleur bien plus émouvante nous embrasait : la communion d'un nombre important de participants, descendants de réfugiés et habitants du pays, nous appuyant pour faire sortir de l'ombre cette mémoire humaine dont nous étions les derniers témoins. Cette reconnaissance nous allait droit au cœur. Et nous ébahissait.
Non seulement la cérémonie de la découverte de la stèle drapée du drapeau républicain espagnol et de l'hymne de Riego et de la Marseillaise chantés à tout pleine voix, furent des instants de forte émotion mais la clarté de l'air qui baignait la scène, l'illuminait.
Les discours prononcés, retraçant les événements de la Retirada, explicitant les graves épreuves individuelles du passage de la frontière, décrivant la misère morale et physique du camp, relatant la participation espagnole à la Résistance et ceux des officiels comprenant notre toujours profond sentiment de l'Espagne au cœur s, résonnaient en plein air devant une assistance émue qui découvrait ainsi les aspects de la vie de réfugié. Aussi, lorsque le Préfet de la Haute-Sâone, Eric Freysselinard, notant en castillan et catalan les affirmations de notre dossier de presse qui indiquait que les réfugiés espagnols étaient surtout des "desterrados", des "desterrats", c'est-à-dire des êtres arrachés de leur propre sol, et qu'il termina par réciter le chant que composèrent les internés du camp d'Argelès : "Los tristes refugiados", nous entonnâmes à notre tour, dans un élan unanime, la gorge serrée, ces strophes que nous n'avions pas oubliées.
Quant aux sept survivants photographiés devant la stèle, (car d'autres enfants avec moins de chance sont restés parmi les décombres dans les villes espagnoles au cours des bombardements des forces nazis et fascistes italiennes sur la population, ou tués le long des routes de l'exil canardés par les avions), ces sept vieux-enfants traînés hors des villes, villages, quartiers, trottoirs de leur enfance, on pourrait dire qu'ils ne sont pas uniquement que des "desterrados", "desterrats " mais surtout des déracinés et des rescapés d'une Guerre civile meurtrière et d'une Révolution exaltante et d'une Europe composée de dictatures et de camps de concentration - des portes de Gibraltar à l'Oural - qui leur ont produit un traumatisme indélébile.
Ramon Safon - Saint Feliu d’Avall - octobre 2011
Extrait du dossier de presse :1___DE_LA_RETIRADA_AU_CAMP_DE_MIELLIN
dimanche 2 octobre 2011
Discours de la cérémonie du 25 septembre 2011
Les discours sont mis en ligne, au fur et à mesure de leur réception.
Ont pris la parole :
Madame Aurélia FREIRE-MOYA (internée à 14 ans), Présidente de l’Amicale, qui rappelle les pages d’histoire et de souffrance de ces familles déplacées loin de leur pays. Discours_A_FREIRE_MOYA
Monsieur Ramon SAFON (interné à 10 ans), Président d’honneur de l’Amicale, qui retrace les drames de l’exode de centaines de milliers de républicains espagnols. Discours_R_SAFON
Monsieur Delio PELLEJERO, trésorier de l’Amicale, fils et petit-fils d’internées du Camp de Miellin, qui évoque les témoignages de sa famille. Discours_D_PELLEJERO
Monsieur Jean OOGHE, Membre d’Honneur de l’Amicale, ancien résistant.
Monsieur Yves BONNET, Maire de Miellin.
Madame Rose-Marie DAVIOT, Conseillère Générale du Canton de Mélisey Discours_RM_DAVIOT
Monsieur Yves KRATTINGER, Président du Conseil Général de la Haute-Saône.
Monsieur Eric FREYSSELINARD, Préfet de la Haute-Saône.
vendredi 30 septembre 2011
Photos de la cérémonie du 25 septembre 2011
lundi 26 septembre 2011
Miellin : inauguration d'une stèle - Vidéo de France 3 Franche Comté par Isabelle BRUNNARIUS
La stèle de Miellin (70) en hommage aux réfugiés espagnols a été inaugurée le 25 septembre 2011
En hommage aux réfugiés républicains espagnols internés à Miellin, une stèle est inaugurée ce dimanche à Miellin.
De septembre1939 à décembre 1941, six cents femmes, enfants et personnes invalides, tous réfugiés républicains espagnols, ont été internés au camp de Miellin en Haute-Saône. 72 ans après, une stèle est inaugurée dans ce village pour leur rendre hommage et ne pas oublier ce triste épisode de la seconde guerre mondiale.
L'ancien tissage Rochet de ce village proche des Vosges saônoises a servi de centre d'accueil. Les enfants de ces opposants au régime de Franco racontent les conditions de vie spartiate, en sous-alimentation et sans hygiène dans ce camp. Certains ont fait leur vie en Haute-Saône, d'autres ont gardé des contacts étroits avec des familles françaises les ayant aidé à cette époque. Une amicale s'est créée pour garder des liens et ne pas oublier cette période difficile. Ce matin, leurs témoignages émouvants devaient marquer cette inauguration de la stèle financée par une souscription.
Pour voir la vidéo : ici
Ziri Albert (journaliste), Martin David (Journaliste reporteur d'image), Boudrand Alexandre (Monteur).








